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Paroles d'experts

22 décembre 2010
Expert

L’immeuble haussmannien.

Par Marie-Pierre Roul Delaunay, Agent Immobilier, Pornichet, Bretagne

Quand, au milieu de XIXe siècle, Napoléon III entreprit de moderniser Paris, il fit appel à Georges Eugène Haussmann.

 
 
A cette époque, Paris est une ville sombre et sale, conglomérat de vieilles bâtisses et de ruelles sordides, pratiquement sans égout ni eau courante, héritière d’un Moyen-Age pourtant lointain.
 
L’immeuble haussmannien tranchera fortement avec cette tradition : façade en pierre de taille jusqu’à vingt mètres de largeur, balcon filant, étage d’une certaine hauteur sous plafond, homogénéité des immeubles mitoyens ; même si de nombreuses façades ont été refaites selon ces nouveaux critères pour des bâtiments beaucoup plus anciens.
 
Si la pierre de taille s’impose pour les façades, en revanche, sur cour, on conserve les plâtres, briques, meulières et autres pierres de moindre qualité pour des raisons évidentes d’économie. Rez-de-chaussée et premier étage (on disait alors « entresol ») sont séparés des autres niveaux par des stries et des bossages ; on prévoit des balcons, le plus souvent filant sur toute la façade, au deuxième étage mais aussi, en version plus sobre, au cinquième sous les « chambres de bonnes ».
 
Comprenez bien qu’il n’existe pas de modèle strict de l’immeuble haussmannien car il s’est décliné non seulement au fil du temps, mais aussi d’un quartier à l’autre selon les moyens des propriétaires ; d’autant qu’en raison des problèmes d’expropriation, certains bâtiments n’étaient reconstruits que partiellement et conservaient de nombreuses parties anciennes.

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