Si le grenier constitue originellement le lieu de stockage du grain, il est rapidement devenu synonyme univoque de « combles ».
Etymologiquement, le terme « comble » vient de la locution adverbiale a cumble qui indique le dépassement des bords d’une mesure (la goutte qui fait déborder le vase…) ; ce qui, en langage courant, se muera rapidement en plus haut degré d’un bâtiment. Chacun connaît l’expression « de fond en comble » qui, à l’origine, signifie « de la cave au grenier ».
Pour tout dire, le grenier se situe dans les combles, cet espace indispensable servant de support au toit. Des combles qui peuvent se montrer aménageables en habitation ou servir de débarras, voire de simples réceptacles à isolation quand la hauteur n’autorise qu’une circulation à genoux ou à plat-ventre !
Il n’y a donc aucun abus de langage à employer l’un ou l’autre vocables, bien que le XXIe siècle ait entériné sinon des définitions strictes, au moins des acceptions populaires. Si on précise qu’une maison dispose d’un grenier, on comprend qu’il y a, au moins au faîte du toit, une hauteur suffisante pour autoriser une station debout. Quand on parle de combles, il s’agit plutôt d’un espace à la verticale réduite autorisant uniquement une isolation, voire d’un vide-sanitaire, sauf s’ils sont réputés « aménageables ».



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