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De la tour de guet jusqu'au gratte-ciel.

Par century21.fr
tour

Formidable collision entre le passé et l’architecture futuriste, tours et gratte-ciel n’ont jamais cessé d’enfiévrer l’imagination, et les passions, de leurs contemporains. La tour de Pise, l’Empire State Building, la tour Eiffel, la Burj Khalifa de Dubaï, autant de preuves de la mégalomanie des architectes qui nous hissent la tête dans les étoiles. Même si, dans la langue populaire, la tour, à l’image de la barre d’immeubles, exhale des relents d’habitats relégués.

 

Empruntée au latin turris qui décrit une construction en bois d’usage militaire, la tour connut d’abord une architecture défensive, se dressant au-dessus de la forteresse pour en assurer la protection. Quant aux gratte-ciel, traduction littérale de l’anglais skyscraper, à la connotation « années 1950 », ils ont laissé place aux tours infinies du golfe persique et de l’Asie.

 

 

Des ouvrages de défense.

 

L’histoire du monde fut scandée par des bâtisses toujours plus hautes, entre ciel et terre, depuis la tour de Jericho, les pyramides d’Egypte et les ziggourat mésopotamiennes jusqu’à la mythique tour de Babel. Mais dans l’Antiquité en général, et plus particulièrement à l’époque romaine qui s’inspirait des Grecs et des Etrusques, la tour n’était qu’un ouvrage d’observation et de défense, généralement démontable voire mobile. Quand on est haut perché, on voit venir de loin ! Des tours en pierres aussi, que les Romains bâtirent aux quatre coins de leur empire, postes d’observation face à d’éventuelles menace aux frontières.

 

 

Une tour dominante.

 

De cette tourelle de vigilance, l’époque féodale fera le donjon dans lequel étaient stockées les denrées et les armes nécessaires à la résistance aux sièges, qui servait accessoirement d’ultime refuge aux habitants du château, bien sûr, mais aussi des villages environnants. Puis, par extension, la tour désigna à partir du XVIe siècle, toute construction en hauteur. Aussi bien un clocher à sommet plat qu’un phare ! Mais qu’on disait roc dans le jeu des échecs…

 

 

Tour

 

Les temps modernes.

 

Il faudra donc attendre l’époque moderne pour que l’emploi de nouveaux matériaux permette de s’affranchir des lois de la gravité et de la résistance. Ainsi, dès la fin du XIXe siècle, le Nouveau Monde innova-t-il avec ses fameux gratte-ciel qui bénéficiaient d’ossatures métalliques (la fonte puis le fer et l’acier) et, surtout, de l’ascenseur inventé dans les années 1850 par le sieur Otis sans lequel on n’aurait imaginé de telles hauteurs.

 

 

Les gratte-ciel.

 

L’histoire des gratte-ciel commence en 1885 lors de la reconstruction de Chicago après un gigantesque incendie, avec un immeuble de dix étages et quarante-deux mètres de haut dont le squelette en métal autorisait toutes les audaces. Un timide début qui ne cessera de s’élever tout au long des décennies suivantes jusqu’au mythique Empire State Building et ses 381 mètres qui font de lui, quatre-vingt ans plus tard, le plus grand building de New-York suite à la destruction des tours jumelles du World Trade Center.

 

 

De modestes débuts.

 

En France, des décennies plus tard, d’abord dans l’entre-deux-guerres mais surtout lors de la reconstruction du pays après 1945, apparurent les premiers gratte-ciel français, modestes il est vrai, à l’image de la tour Perret à Amiens. Mais ce furent surtout les architectes d’avant-garde comme Le Corbusier qui imposèrent les tours d’habitation, prémices de nos cités actuelles et déshumanisation annoncée de nos quartiers de banlieue. On était loin de l’image flamboyante des prestigieuses constructions américaines.

 

 

Une architecture contestée.

 

Une image de la tour qui sera pourtant rehaussée par la réussite du quartier d’affaires de la Défense à Paris, avec sa centaine de tours, sorte de Manhattan à la française entamé dans les années 1960. Puis, dans une moindre mesure, grâce à l’implantation, qui divise toujours autant les Parisiens, de la tour Montparnasse et ses 210 mètres inaugurée en 1973. Reste que la bataille des nouveaux immeubles toujours plus hauts, prévus dans les arrondissements périphériques de la capitale, risque de relancer le débat.

 

 

tour grande hauteur

 

Les immeubles de grande hauteur.

 

Aujourd’hui, il semble que l’Occident ait abandonné la course folle à la hausse au profit de l’Asie et des pays du Golfe où chaque année voit la célébration d’un nouveau record jusqu’à la tour d’un kilomètre de haut qui ne saurait tarder à voir le jour.

Et la sémantique participe de ce mouvement avec le gratte-ciel et son côté rétro qui disparaît au profit de la tour, cette dernière désignant plutôt une construction réservée aux affaires. Pour l’habitat, on en revient timidement à la locution immeuble de grande hauteur bien moins stigmatisante pour les banlieues de nos grandes villes.

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