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L’aventure de l’éclairage domestique.

Par century21.fr
éclairage domestique

Si les écologistes post-modernistes se satisferaient bien de la seule lumière solaire et de quelques bougies, on se doute que, depuis la nuit des temps, l’humanité n’a eu de cesse de rompre des ténèbres inquiétantes. Et la solution naquit avec la maîtrise du feu qui non seulement apportait chaleur et outil de cuisson mais aussi un éclairage rassurant.

 

 

Mais de l'âtre luisant aux lampes perfectionnées qui équipent chacun de nos foyers actuels, il fallut un long chemin d'innovations que je vous propose d'éclairer.

 

Et la lumière fut.

 

Les chasseurs du néolithique, pour rustiques qu’ils furent, ne tardèrent pas à se débarrasser du tison peu efficient en constatant que la graisse animale, la résine naturelle de certains arbres ainsi que l’huile végétale, constituaient autant de substances inflammables faciles à stocker et à manipuler. Il leur suffisait alors d’enduire de ce gras l’extrémité d’un morceau de bois, parfois enveloppé d’un tissu, pour former une torche. Avant d’imaginer le remplissage de petits récipients munis d’une mèche végétale avec cette matière consumable, conduisant ainsi à l’apparition des lampes à huile. Qui, en dépit des odeurs fortes et des fumées épaisses qu’elles engendraient, s’avérèrent tellement efficaces que nul ne s’enquit d’y substituer un autre système avant le XVIIe siècle de notre ère ! Un record…

 

 

éclairage domestique

 

Tenir la chandelle.

 

Entre-temps on avait bien sûr inventé la chandelle mais s’agissait-il vraiment d’une innovation puisque à l’image de la lampe à huile, on utilisait un produit graisseux, cette fois solidifié, en ayant préalablement inséré une mèche en son cœur ? Des chandelles qui pouvaient être de suif (graisse de mouton et de bœuf pour l’essentiel), de résine notamment dans le sud de la France, mais aussi de cire dont on importait de grandes quantités dès le XVe siècle d’une ville d’Algérie, Bugaya - Bougie en français. CQFD.

Et qui devinrent cierges par la grâce des Chrétiens, le vocable présentant la même étymologie latine que le mot cire. Des chandelles de cire qui étaient évidemment réservées aux plus riches, le matériau s’avérant hors de portée financière du manant. Chez celui-ci, on se contentait, au mieux !, de morceaux de bois riches en résine, ou de brûle-jonc, ces tiges végétales séchées puis trempées dans la graisse.

 

 

éclairage domestique

 

 

Gaz à tous les étages.

 

Des bougies qui ne connaîtront leur démocratisation qu’au XIXe siècle grâce aux progrès de la chimie qui permirent de produire une cire plus pure ; tandis que les lampes à huile connaissaient alors de nombreux perfectionnements dont les modèles Argand, Quinquet, Carcel.

 

Ce n’est qu’à l’arrivée du gaz que les ménages français, du moins les plus riches d’entre eux, purent envisager un autre moyen de s’éclairer. Faut avouer que ses avantages l’imposaient : odeur nulle (à tel point qu’on fut obligé de le parfumer afin que les usagers puissent détecter une fuite éventuelle !), pas de suie, un entretien réduit. Même si cet éclairage au gaz souffrait d’une mauvaise réputation, freinant d’autant son expansion dans les foyers. Un succès également ralenti par l’apparition des lampes à pétrole, à alcool, à essence, qui éliminaient la plupart des inconvénients des lampes à huile et semblaient moins dangereuses, plus accessibles financièrement, que le gaz.

 

 

La fée électricité.

 

Bref, le problème de l’éclairage domestique pour tous n’était toujours pas résolu et ce n’est qu’avec la survenue de l’électricité que le particulier songea à moderniser ses lampes, même si les becs de gaz n’avaient pas dit leur dernier mot en cette fin de XIXe siècle avec de nouveaux procédés toujours plus performants. De toute façon, le gaz était réservé aux villes d’une certaine importance et l’ensemble des campagnes n’en profitait pas.

 

Mais l’électricité fit son chemin, notamment grâce à la lampe à incandescence d’Edison, en 1880, qui offrait une lumière confortable et puissante. Les ampoules électriques étaient nées mais ne concernaient que de rares privilégiés urbains. Au début de la Seconde Guerre mondiale, si la totalité des communes françaises étaient reliées au réseau électrique, cela n’impliquait pas que les habitats ruraux en bénéficiassent.

 

 

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La sainte ampoule.

 

Des éclairages qui ne cessèrent de s’améliorer tout au long du XXe siècle jusqu’à la généralisation de l’électricité, lentement mais sûrement, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. On verra ainsi apparaître dans les années 1960 les premières lampes halogènes qui, en plus du filament, comportaient un gaz emprisonné dans l’ampoule, à l’image des tubes au néon. Puis, plus récemment, les ampoules à basse consommation mais à haut coût, et enfin les diodes électroluminescentes (LED) appelées à un bel avenir en raison de leur faible besoin électrique. Mais le progrès ne s’arrêtera sûrement pas en si bon chemin et on peut espérer d’autres sources de lumière, plus performantes et moins coûteuses, notamment grâce aux matériaux supraconducteurs.

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