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  <title>www.toutsurlimmo.com</title>
  <subtitle>L'immobilier explique par nos experts</subtitle>
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  <updated>2009-02-23T09:26:46+00:00</updated>
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    <title>Le crédit achat - revente</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.toutsurlimmo.com/fiches-pratiques/achat/le-credit-achat-revente" />
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    <published>2012-09-10T13:10:00+00:00</published>
    <updated>2012-09-10T13:38:29+00:00</updated>
    <category term="achat" />
    <category term="crédit" />
    <category term="Emprunt" />
    <category term="financement" />
    <category term="revente" />
    <category term="financement" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Le cr&eacute;dit achat revente est une formule de cr&eacute;dit qui permet &agrave; un emprunteur d'acheter un bien en attendant la vente d'un autre bien dont le produit est destin&eacute; &agrave; financer la nouvelle acquisition.</p>
<p>&nbsp;</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>Le cr&eacute;dit achat revente est une formule de cr&eacute;dit qui permet &agrave; un emprunteur d'acheter un bien en attendant la vente d'un autre bien dont le produit est destin&eacute; &agrave; financer la nouvelle acquisition.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour simplifier et s&eacute;curiser cette op&eacute;ration particuli&egrave;re, certains &eacute;tablissements de cr&eacute;dit proposent une solution alternative au cr&eacute;dit-relais, dite &quot;achat revente&quot;. C'est un cr&eacute;dit unique qui englobe l'ensemble du projet.&nbsp;Il peut financer la nouvelle acquisition et &eacute;galement le cr&eacute;dit restant d&ucirc; sur le bien &agrave; vendre, ainsi que certains frais li&eacute;s &agrave; l'achat (frais de notaire et de garantie, frais de d&eacute;m&eacute;nagement).&nbsp;Ce type de cr&eacute;dit est simple &agrave; g&eacute;rer : un cr&eacute;dit unique, un seul taux et une seule mensualit&eacute;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vous pouvez acheter imm&eacute;diatement votre futur logement, car l'actuel est consid&eacute;r&eacute; comme un apport dans votre financement, dans la limite d'un pourcentage de la valeur expertis&eacute;e du bien (80 % voire 90 % si le bien est sous compromis), m&ecirc;me s'il n'est pas encore vendu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&agrave; encore, vous disposez d'un d&eacute;lai pouvant aller jusqu'&agrave; 2 ans pour revendre votre logement et le produit de la vente est utilis&eacute; pour rembourser une partie du capital (sans frais). D&egrave;s lors, le montant de ce remboursement permet de fixer une nouvelle mensualit&eacute; g&eacute;n&eacute;ralement moins importante ou une dur&eacute;e de cr&eacute;dit plus courte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En mati&egrave;re de cr&eacute;dit-relais ou d'achat revente, l'id&eacute;al est de vendre vite et bien.&nbsp;Plus vous vendez rapidement votre bien actuel, moins le cr&eacute;dit vous co&ucirc;tera cher.</p>
    ]]></content>
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  <entry>
    <title>Donation d&#039;un bien immobilier à vos enfants, comment ça marche ?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.toutsurlimmo.com/dossiers/donation/la-donation-dun-bien-immobilier" />
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    <published>2009-11-06T13:32:31+00:00</published>
    <updated>2012-09-04T14:47:49+00:00</updated>
    <category term="Donation" />
    <category term="notaire" />
    <category term="transmission de patrimoine" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Vous disposez d&rsquo;un terrain, d&rsquo;une maison ou d&rsquo;un appartement dont vous n&rsquo;avez pas l&rsquo;usage? Pourquoi ne pas donner ce bien &agrave; votre enfant ou petit-enfant ? Ce geste lui donnera un sacr&eacute; coup de pouce pour d&eacute;marrer dans la vie.</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>Vous disposez d&rsquo;un terrain, d&rsquo;une maison ou d&rsquo;un appartement dont vous n&rsquo;avez pas l&rsquo;usage? Pourquoi ne pas donner ce bien &agrave; votre enfant ou petit-enfant ? Ce geste lui donnera un sacr&eacute; coup de pouce pour d&eacute;marrer dans la vie.</p>
<p>&lt;!--break--></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mais la donation est un acte lourd et irr&eacute;versible. Cette d&eacute;cision est-elle adapt&eacute;e &agrave; votre situation ? Comment s&rsquo;y prendre ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La donation</strong></p>
<p>En effectuant la <strong>donation d&rsquo;un appartement ou d&rsquo;une maison &agrave; votre enfant</strong> (ou petit enfant), il devient l&rsquo;<strong>unique propri&eacute;taire des lieux</strong>. C&rsquo;est un cadeau pr&eacute;cieux pour d&eacute;marrer dans la vie. Le donataire (celui qui b&eacute;n&eacute;ficie du don) est libre d&rsquo;en faire ce qu&rsquo;il veut : <strong>l&rsquo;habiter, le louer et m&ecirc;me le revendre !</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><img alt="Donation" align="left" width="186" height="122" src="/sites/default/files/u6/photo1_donation_bien.jpg" /></strong></p>
<p><strong>Utile pour transmettre</strong></p>
<p>La donation constitue une voie royale pour pr&eacute;parer sa succession et distribuer son patrimoine de son vivant.</p>
<p>Gr&acirc;ce aux diff&eacute;rents abattements en vigueur selon le degr&eacute; de parent&eacute;, l&rsquo;op&eacute;ration peut &ecirc;tre fiscalement gagnante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ne pas donner trop et trop t&ocirc;t</strong></p>
<p>Sachez que cet acte est d&eacute;finitif, plus pr&eacute;cis&eacute;ment<strong> &laquo; irr&eacute;vocable &raquo;</strong> dans le jargon des juristes. Prenez garde de ne pas vous d&eacute;pouiller. La distribution &agrave; titre gratuit d&rsquo;une partie de votre patrimoine constitue <strong>un acte g&eacute;n&eacute;reux et parfois dangereux</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une fois sorti de votre patrimoine,<strong> le bien immobilier ne vous appartient plus</strong>. Il est donc important de faire ses comptes avant, et de mesurer les cons&eacute;quences de ce geste sur son train de vie et son patrimoine personnel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet acte ne doit jamais fragiliser la situation financi&egrave;re du donateur (celui qui donne). Sous pr&eacute;texte d&rsquo;aider les g&eacute;n&eacute;rations les plus jeunes, il faut se garder de <strong>ne pas donner trop ou le faire trop t&ocirc;t</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img alt="Donation" align="left" width="122" height="186" src="/sites/default/files/u6/photo2_donation_bien.jpg" /></p>
<p>Aider ses enfants, c&rsquo;est aussi se projeter dans l&rsquo;avenir et se pr&eacute;parer par exemple &agrave; financer soi-m&ecirc;me des &eacute;ventuels frais de d&eacute;pendances.</p>
<p>La revente de ce bien ou sa location ne vous seront-elles pas utiles dans quelques ann&eacute;es pour vous payer une maison de retraite ou une garde pour un maintien &agrave; domicile ? Pensez-y avant de donner !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>A savoir : </strong></em>une solution moins radicale consiste &agrave; effectuer &laquo; une donation temporaire d&rsquo;usufruit &raquo;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le recours au Notaire </strong></p>
<p><img alt="Donation" align="left" width="122" height="186" src="/sites/default/files/u6/photo3_donation_bien.jpg" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Faire cadeau d&rsquo;un terrain, d&rsquo;un appartement ou d&rsquo;une maison n&eacute;cessite de recourir &agrave; un notaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Cet homme de loi :</strong></p>
<p>- vous conseillera sur les dispositions &agrave; prendre et r&eacute;digera les &eacute;ventuelles clauses &agrave; sp&eacute;cifier dans l&rsquo;acte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>- est le seul habilit&eacute; &agrave; modifier le titre de propri&eacute;t&eacute; moyennant le paiement de &laquo; <a target="_blank" href="http://www.toutsurlimmo.com/webtv/les-frais-de-mutation">frais de notaire</a> &raquo;. Comptez environ un mois pour &eacute;tablir le nouvel acte. Il faudra au passage payer des droits de mutation &agrave; l&rsquo;Etat.</p>
    ]]></content>
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    <title>Les obligations légales du Locataire</title>
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    <id>http://www.toutsurlimmo.com/fiches-pratiques/devoirs/les-devoirs-du-locataire</id>
    <published>2009-06-03T08:52:17+00:00</published>
    <updated>2009-06-03T08:54:19+00:00</updated>
    <category term="devoirs" />
    <category term="locataire" />
    <category term="obligations" />
    <category term="louer" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>La codification des devoirs respectifs du propriétaire et du locataire ne date pas d'hier ni des législations spécifiques des baux d'habitation : elle est présente dès l'origine dans le Code civil et fixe les obligations respectives des deux parties à un contrat de location : obligation de "délivrance", de bon état de la "chose louée", d' "entretenir cette chose en état de servir à l'usage pour lequel elle a été louée", et d'en "faire jouir paisiblement le preneur pendant la durée du bail" pour le propriétaire, obligation d' "user de la chose louée en bon père de famille", "et suivant la desti</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>La codification des devoirs respectifs du propriétaire et du locataire ne date pas d'hier ni des législations spécifiques des baux d'habitation : elle est présente dès l'origine dans le Code civil et fixe les obligations respectives des deux parties à un contrat de location : obligation de "délivrance", de bon état de la "chose louée", d' "entretenir cette chose en état de servir à l'usage pour lequel elle a été louée", et d'en "faire jouir paisiblement le preneur pendant la durée du bail" pour le propriétaire, obligation d' "user de la chose louée en bon père de famille", "et suivant la destination qui lui a été donnée par le bail", d'en assurer l'entretien courant, et de "payer le prix du bail aux termes convenus" pour le locataire. </p>
<p>Ce dernier doit aussi répondre des "dégradations ou des pertes qui arrivent pendant sa jouissance, à moins qu'il ne prouve qu'elles ont eu lieu sans sa faute" (principe de la présomption de responsabilité locative qui justifie l'obligation d'assurance de responsabilité imposée par les contrats), mais ne doit ni les réparations à effectuer par suite de la survenance d'un sinistre, ni celles rendues nécessaires par la "vétusté".</p>
<p>Jouissance paisible et paiement du loyer et des charges</p>
<p>C'est la première obligation du locataire, posée par l'article 1728 du Code civil :</p>
<p>" Le preneur est tenu de deux obligations principales :</p>
<p>"1° D'user de la chose louée en bon père de famille, et suivant la destination qui lui a été donnée par le bail, ou suivant celle présumée d'après les circonstances, à défaut de convention ;</p>
<p>"2° De payer le prix du bail aux termes convenus".</p>
<p>La loi du 6 juillet 1989, qui s'applique à la location de logements non meublés destinés à l'habitation principale du preneur, est plus précise :</p>
<p>"Le locataire est obligé :</p>
<p>"a) De payer le loyer et les charges récupérables aux termes convenus ; le paiement mensuel est de droit lorsque le locataire en fait la demande ;</p>
<p>"b) D'user paisiblement des locaux loués suivant la destination qui leur a été donnée par le contrat de location (...)".</p>
<p>Le loyer et les charges</p>
<p>Le paiement du loyer est avec l'époque monté en première position. Y est associé ce qui est depuis longtemps considéré par la jurisprudence et maintenant défini par la loi comme l'accessoire du loyer, à savoir les charges récupérables.</p>
<p>Hors locations relevant de la loi de 1989, la nature de ces dernières doit être précisée dans le contrat de location ; elles peuvent aussi fixées de manière forfaitaire ; sans mention, elles sont incluses dans le bail (loyer charges comprises). Rien de tel par contre dans les locations sous la loi de 1989 ; l'article 23 de la loi les définit comme exigibles distinctement du loyer et "sur justification", par rapport a une liste par un décret, le décret du 26 août 1987 relatif aux charges récupérables.</p>
<p>Cette liste est strictement limitative et de nombreux arrêts de jurisprudence sont venus encadrer les interprétations. La loi "ENL" du 13 juillet 2006 a toutefois admis qu'il puisse y être dérogé par accords collectifs locaux, à condition qu'ils portent sur l'amélioration de la sécurité ou la prise en compte du développement durable, conclus conformément à l'article 42 de la loi du 23 décembre 1986.</p>
<p>L'article 23 fixe aussi le principe des provisions-régularisations : il précise notamment que "les charges locatives peuvent donner lieu au versement de provisions et doivent, en ce cas, faire l'objet d'une régularisation au moins annuelle. Les demandes de provisions sont justifiées par la communication de résultats antérieurs arrêtés lors de la précédente régularisation et, lorsque l'immeuble est soumis au statut de la copropriété ou lorsque le bailleur est une personne morale, par le budget prévisionnel".</p>
<p>Il fixe aussi les modalités de justification et les possibilités de contrôle de la part des locataires : "un mois avant cette régularisation, le bailleur en communique au locataire le décompte par nature de charges ainsi que, dans les immeubles collectifs, le mode de répartition entre les locataires. Durant un mois à compter de l'envoi de ce décompte, les pièces justificatives sont tenues à la disposition des locataires.</p>
<p>L'usage paisible</p>
<p>En seconde ou en première position, l'usage paisible des locaux, condition nécessaire de la poursuite du bail et dont les manquements peuvent justifier sa résiliation, est défini par rapport à la destination qui leur est donnée dans le contrat de location ; tout détournement d'usage engage la responsabilité du locataire quant aux dégradations ou l'usure anormale des locaux et équipements qui pourrait en résulter (par exemple les dégâts causés par l'humidité et les graisses en cas d'usage d'un logement pour y faire la cuisine d'un restaurant ou d'un commerce de plats à emporter)...</p>
<p>Peuvent être sanctionnés par une résiliation tous manquements à l'usage des locaux tel qu'il est défini dans le bail, et/ou susceptibles de mettre en cause la responsabilité du propriétaire à l'égard des autres locataires, plus généralement des autres occupants de l'immeuble, de la copropriété ou du lotissement, le propriétaire étant considéré à l'égard des tiers comme devant répondre de ses locataires... Sont également sanctionnables les actes et comportements susceptibles de mettre en cause la sécurité des occupants et celle du "reste du monde"...</p>
<p>Par ailleurs, dès lors qu'il s'agit d'un logement, à moins que le bail ne soit stipulé « mixte habitation et professionnel », le locataire ne peut y exercer une activité professionnelle ou commerciale.</p>
<p>En revanche, certaines activités rémunérées comme la garde d'enfant est permise, à condition qu'elle n'entraine pas de gêne pour le voisinage.</p>
<p>Il y a toutefois une dérogation : l'exercice d'une activité professionnelle, y compris commerciale, est autorisé dans une partie d'un local à usage d'habitation, dès lors que l'activité considérée n'est exercée que par le ou les occupants ayant leur résidence principale dans ce local et ne conduit à y recevoir ni clientèle ni marchandises » (article L631-7-3 du Code de la construction et de l'habitation). Par ailleurs, il existe aussi la possibilité de domiciliation administrative pour les activités commerciales nécessitant une inscription au registre du commerce (sans limite de durée) ou de domiciliation du siège social pour les activités exercées en société, même personnelle (mais seulement pendant une durée de cinq ans), sous réserve dans tous les cas d’en faire la demande au propriétaire (qui ne peut pas refuser...).</p>
<p>Enfin, toute activité privée provoquant des nuisances sonores dans un immeuble d'habitation peut être sanctionnée. Et pas seulement, comme tout le monde le croit, qu'à partir de 22 heures. Tout désordre intolérable est condamnable quelle que soit l'heure de la journée.</p>
<p>Obligation d'entretien</p>
<p>Elle est définie par l'article 1754 du Code civil d'une manière quelque peu pittoresque, eu égard à l'ancienneté du texte :</p>
<p>"Les réparations locatives ou de menu entretien dont le locataire est tenu, s'il n'y a clause contraire, sont celles désignées comme telles par l'usage des lieux, et, entre autres, les réparations à faire :</p>
<p>"Aux âtres, contre-coeurs, chambranles et tablettes de cheminées ;</p>
<p>"Au recrépiment du bas des murailles des appartements et autres lieux d'habitation à la hauteur d'un mètre ;</p>
<p>"Aux pavés et carreaux des chambres, lorsqu'il y en a seulement quelques-uns de cassés ;</p>
<p>"Aux vitres, à moins qu'elles ne soient cassées par la grêle ou autres accidents extraordinaires et de force majeure, dont le locataire ne peut être tenu ;</p>
<p>"Aux portes, croisées, planches de cloison ou de fermeture de boutiques, gonds, targettes et serrures".</p>
<p>Il en ressort deux aspects principaux :</p>
<p>- le locataire n'est tenu qu'au "menu entretien", le bailleur devant tout le reste,</p>
<p>- le bailleur est tenu des réparations des dommages causés par la grêle ou "autres accidents extraordinaires et de force majeure", en clair des réparations des dommages causés par les "sinistres".</p>
<p>Il en résulte qu'il incombe au propriétaire de s'assurer en garantie "dommages" contre tous les dommages immobiliers, le locataire n'étant quant à lui tenu de s'assurer que pour sa responsabilité locative et bien entendu pour les dommages susceptibles d'être causés à son mobilier et ses effets personnels.</p>
<p>L'exonération du locataire quant à la réparation des dommages causés par les sinistres est confirmée par l'article 1755 qui précise qu' "aucune des réparations réputées locatives n'est à la charge des locataires quand elles ne sont occasionnées que par vétusté ou force majeure".</p>
<p>L'article 7 de la loi du 6 juillet 1989 est plus précis ; il prescrit au locataire :</p>
<p>(...)<br />
"c) De répondre des dégradations et pertes qui surviennent pendant la durée du contrat dans les locaux dont il a la jouissance exclusive, à moins qu'il ne prouve qu'elles ont eu lieu par cas de force majeure, par la faute du bailleur ou par le fait d'un tiers qu'il n'a pas introduit dans le logement ;</p>
<p>"d) De prendre à sa charge l'entretien courant du logement, des équipements mentionnés au contrat et les menues réparations ainsi que l'ensemble des réparations locatives définies par décret en Conseil d'Etat, sauf si elles sont occasionnées par vétusté, malfaçon, vice de construction, cas fortuit ou force majeure (...)"...</p>
<p>Le décret dont il s'agit est le décret du 26 août 1987 relatif aux réparations locatives : il fournit une liste indicative des réparations incombant au locataire :</p>
<p>"I. - Parties extérieures dont le locataire a l'usage exclusif.</p>
<p>"a) Jardins privatifs :</p>
<p>"Entretien courant, notamment des allées, pelouses, massifs, bassins et piscines ; taille, élagage, échenillage des arbres et arbustes ;</p>
<p>"Remplacement des arbustes ; réparation et remplacement des installations mobiles d'arrosage.</p>
<p>"b) Auvents, terrasses et marquises :</p>
<p>"Enlèvement de la mousse et des autres végétaux.</p>
<p>"c) Descentes d'eaux pluviales, chéneaux et gouttières :</p>
<p>"Dégorgement des conduits.</p>
<p>"II. - Ouvertures intérieures et extérieures.</p>
<p>"a) Sections ouvrantes telles que portes et fenêtres :</p>
<p>"Graissage des gonds, paumelles et charnières ;</p>
<p>"Menues réparations des boutons et poignées de portes, des gonds, crémones et espagnolettes ; remplacement notamment de boulons, clavettes et targettes.</p>
<p>"b) Vitrages :</p>
<p>"Réfection des mastics ;</p>
<p>"Remplacement des vitres détériorées.</p>
<p>"c) Dispositifs d'occultation de la lumière tels que stores et jalousies :</p>
<p>"Graissage ;</p>
<p>"Remplacement notamment de cordes, poulies ou de quelques lames.</p>
<p>"d) Serrures et verrous de sécurité :</p>
<p>"Graissage ;</p>
<p>"Remplacement de petites pièces ainsi que des clés égarées ou détériorées.</p>
<p>"e) Grilles :</p>
<p>"Nettoyage et graissage ;</p>
<p>"Remplacement notamment de boulons, clavettes, targettes.</p>
<p>"III. - Parties intérieures.</p>
<p>"a) Plafonds, murs intérieurs et cloisons :</p>
<p>"Maintien en état de propreté ;</p>
<p>"Menus raccords de peintures et tapisseries ; remise en place ou remplacement de quelques éléments des matériaux de revêtement tels que faïence, mosaïque, matière plastique ; rebouchage des trous rendu assimilable à une réparation par le nombre, la dimension et l'emplacement de ceux-ci.</p>
<p>"b) Parquets, moquettes et autres revêtements de sol :</p>
<p>"Encaustiquage et entretien courant de la vitrification ;</p>
<p>"Remplacement de quelques lames de parquets et remise en état, pose de raccords de moquettes et autres revêtements de sol, notamment en cas de taches et de trous.</p>
<p>"c) Placards et menuiseries telles que plinthes, baguettes et moulures :</p>
<p>"Remplacement des tablettes et tasseaux de placard et réparation de leur dispositif de fermeture ; fixation de raccords et remplacement de pointes de menuiseries.</p>
<p>"IV. - Installations de plomberie.</p>
<p>"a) Canalisations d'eau :</p>
<p>"Dégorgement :</p>
<p>"Remplacement notamment de joints et de colliers.</p>
<p>"b) Canalisations de gaz :</p>
<p>"Entretien courant des robinets, siphons et ouvertures d'aération ;</p>
<p>"Remplacement périodique des tuyaux souples de raccordement.</p>
<p>"c) Fosses septiques, puisards et fosses d'aisance :</p>
<p>"Vidange.</p>
<p>"d) Chauffage, production d'eau chaude et robinetterie :</p>
<p>"Remplacement des bilames, pistons, membranes, boîtes à eau, allumage piézo-électrique, clapets et joints des appareils à gaz ;</p>
<p>"Rinçage et nettoyage des corps de chauffe et tuyauteries ;</p>
<p>"Remplacement des joints, clapets et presse-étoupes des robinets ;</p>
<p>"Remplacement des joints, flotteurs et joints cloches des chasses d'eau.</p>
<p>"e) Eviers et appareils sanitaires :</p>
<p>"Nettoyage des dépôts de calcaire, remplacement des tuyaux flexibles de douches.</p>
<p>"V. - Equipements d'installations d'électricité.</p>
<p>Remplacement des interrupteurs, prises de courant, coupe-circuits et fusibles, des ampoules, tubes lumineux ; réparation ou remplacement des baguettes ou gaines de protection.</p>
<p>VI. - Autres équipements mentionnés au contrat de location.</p>
<p>"a) Entretien courant et menues réparations des appareils tels que réfrigérateurs, machines à laver le linge et la vaisselle, sèche-linge, hottes aspirantes, adoucisseurs, capteurs solaires, pompes à chaleur, appareils de conditionnement d'air, antennes individuelles de radiodiffusion et de télévision, meubles scellés, cheminées, glaces et miroirs ;</p>
<p>"b) Menues réparations nécessitées par la dépose des bourrelets ;</p>
<p>"c) Graissage et remplacement des joints des vidoirs ;</p>
<p>"d) Ramonage des conduits d'évacuation des fumées et des gaz et conduits de ventilation.</p>
<p>A l'exonération du locataire de l'obligation de procéder à la réparation des dommages des sinistres, ces articles ajoutent donc aussi celle de remédier, y compris pendant la durée du bail, à la "vétusté" : celle-ci se définit comme l'usure ou la dégradation des différents composants de la chose louée par le seul effet du temps et de leur usage normal par le locataire dans le cadre d'une jouissance paisible ("en bon père de famille" selon le Code civil) ; dès lors qu'aucune dégradation ne leur été causée par faute ou usage anormal de la part du locataire, le remplacement des composants du logement - équipements ménagers, éléments de l'installation de chauffage et production d'eau chaude, volets roulants, mais aussi serrures, portes de placards, peintures, revêtements muraux ou de sol etc. - incombe au bailleur lorsque ces composants arrivent à la fin normale de leur durée de vie, que les bailleurs institutionnels ou sociaux fixent dans des "grilles de vétusté" avalisées fréquemment par accords collectifs : par exemple 7 ans pour les peintures, papiers peints et moquettes, 25 ans pour les carrelages et parquets, 10 ans pour un chauffe-eau, 15 ans pour une chaudière et la robinetterie, 20 ans pour les autres appareils sanitaires, 15 ans pour des volets roulants, etc.</p>
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    <title>Les devoirs du Bailleur</title>
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    <published>2009-06-03T08:44:48+00:00</published>
    <updated>2011-06-14T11:49:35+00:00</updated>
    <category term="devoirs" />
    <category term="locataire" />
    <category term="propriétaire" />
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    <summary type="html"><![CDATA[<p>La codification des devoirs respectifs du propriétaire et du locataire ne date pas d'hier ni des législations spécifiques des baux d'habitation : elle est présente dès l'origine dans le Code civil et fixe les obligations respectives des deux parties à un contrat de location : obligation de "délivrance", de bon état de la "chose louée", d' "entretenir cette chose en état de servir à l'usage pour lequel elle a été louée", et d'en "faire jouir paisiblement le preneur pendant la durée du bail" pour le propriétaire, obligation d' "user de la chose louée en bon père de famille", "et suivant la desti</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>La codification des devoirs respectifs du propriétaire et du locataire ne date pas d'hier ni des législations spécifiques des baux d'habitation : elle est présente dès l'origine dans le Code civil et fixe les obligations respectives des deux parties à un contrat de location : obligation de "délivrance", de bon état de la "chose louée", d' "entretenir cette chose en état de servir à l'usage pour lequel elle a été louée", et d'en "faire jouir paisiblement le preneur pendant la durée du bail" pour le propriétaire, obligation d' "user de la chose louée en bon père de famille", "et suivant la destination qui lui a été donnée par le bail", d'en assurer l'entretien courant, et de "payer le prix du bail aux termes convenus" pour le locataire. </p>
<p>Ce dernier doit aussi répondre des "dégradations ou des pertes qui arrivent pendant sa jouissance, à moins qu'il ne prouve qu'elles ont eu lieu sans sa faute" (principe de la présomption de responsabilité locative qui justifie l'obligation d'assurance de responsabilité imposée par les contrats), mais ne doit ni les réparations à effectuer par suite de la survenance d'un sinistre, ni celles rendues nécessaires par la "vétusté".</p>
<p>1. Obligation de délivrance et de bon état</p>
<p>C'est la première obligation du propriétaire, posée par l'article 1719 du Code civil :</p>
<p>"Le bailleur est obligé, par la nature du contrat, et sans qu'il soit besoin d'aucune stipulation particulière :</p>
<p>"1° De délivrer au preneur la chose louée (...)".</p>
<p>La loi "SRU" du 13 décembre 2000 a ajouté que le propriétaire doit délivrer "s'il s'agit de son habitation principale, un logement décent", les caractéristiques de la "décence" ayant été fixées par un décret par un décret du 30 janvier 2002. Par la suite, la "MLLE" du 25 mars 2009 de de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion a ajouté que "lorsque des locaux loués à usage d'habitation sont impropres à cet usage, le bailleur ne peut se prévaloir de la nullité du bail ou de sa résiliation pour demander l'expulsion de l'occupant"...</p>
<p>L'article suivant (1720) ajoute que "le bailleur est tenu de délivrer la chose en bon état de réparations de toute espèce".</p>
<p>La loi du 6 juillet 1989 est plus précise et donne à ces obligations un caractère "d'ordre public", ce qui implique qu'il ne peut y être dérogé par contrat. Bien que ne s'appliquant globalement qu'à la location de logements non meublés destinés à l'habitation principale du preneur, ses premières dispositions sont étendues aux locations à caractère saisonnier, aux locaux meublés, aux logements attribués ou loués en raison de l'exercice d'une fonction ou de l'occupation d'un emploi, aux locations consenties aux travailleurs saisonniers ; elles prévoient notamment que (article 6) :</p>
<p>"Le bailleur est tenu de remettre au locataire un logement décent ne laissant pas apparaître de risques manifestes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé et doté des éléments le rendant conforme à l'usage d'habitation". La notion de "décence" est définie par le décret mentionné précédemment.</p>
<p>La loi prévoit ensuite, cette fois pour les logements entrant dans son champ d'application strict, mais dans la ligne du Code civil, que :</p>
<p>"Le bailleur est obligé :</p>
<p>"a) De délivrer au locataire le logement en bon état d'usage et de réparation ainsi que les équipements mentionnés au contrat de location en bon état de fonctionnement (...)".</p>
<p>Cette dernière formulation apporte, sans créer de novation juridique, une précision utile dans le contexte de l'immobilier moderne où les logements ne sont pas seulement un espace nu mais comportent de nombreux "équipements" : sanitaires, équipements de cuisine, installation de chauffage et de production d'eau chaude, placards, dispositifs de fermeture, etc. : l'obligation de délivrance, et en bon état, ne porte pas seulement sur l'immobilier mais aussi sur les équipements mentionnés au bail. A noter que si ce dernier n'est en général pas très détaillé dans la description des locaux et de leur contenu, un autre document signé des deux parties le complète sur ce plan avec beaucoup plus de précisions, à savoir l'état des lieux. Tout ce qui y figure doit être en bon état de fonctionnement et par la suite entrera dans l'obligation d'entretien qui sera développée plus loin.</p>
<p>Cette disposition doit inciter les propriétaires bailleurs à la prudence lorsqu'ils reprennent possession des lieux au départ d'un locataire : non seulement ils doivent s'assurer que les locaux n'ont pas été "transformés" sans leur accord, mais aussi qu'il n'y a pas été ajouté d'équipements qu'ils n'accepteraient pas de prendre en charge par la suite dans le cadre de leurs obligations. Cette prudence s'impose aussi quand il s'agit de donner son accord à un aménagement proposé par le locataire à ses frais tel que l'installation d'une cuisine équipée ou la pose d'un blindage de porte d'entrée et serrure de sécurité, ou bien si ces équipements ont été installés sans son autorisation quand il s'agit d'accepter que le locataire les laisse à son départ plutôt que les lui faire démonter et remettre le logement à l'état antérieur...</p>
<p>Sans déroger à l'obligation de délivrance en bon état, l'article 6 de la loi permet au bailleur de mettre à la charge du locataire, avec bien entendu son accord, tout ou partie des travaux de remise en état nécessités par l'état du logement : il indique en effet que "les parties peuvent convenir par une clause expresse des travaux que le locataire exécutera ou fera exécuter et des modalités de leur imputation sur le loyer ; cette clause prévoit la durée de cette imputation et, en cas de départ anticipé du locataire, les modalités de son dédommagement sur justification des dépenses effectuées ; une telle clause ne peut concerner que des logements répondant aux caractéristiques définies en application des premier et deuxième alinéas" ; on notera que cette disposition n'autorise de transférer sur le locataire que na charge de l'exécution des travaux et non leur coût, qui reste en tout état de cause à la charge du bailleur.</p>
<p>A noter aussi que l'obligation de délivrance comporte un double aspect :</p>
<p>- remise des locaux loués à la date fixée par le bail : en cas d'indisponibilité, en raison de travaux non terminés à la date prévue ou parce que le précédent locataire ne les a pas libérés à la date à laquelle il y était engagé, le bailleur doit au nouveau locataire indemnisation intégrale de son préjudice - frais d'hébergement, frais de recherche de nouveaux locaux éventuels, préjudices induits, etc.</p>
<p>- délivrance de locaux conformes à ce qui est promis dans le contrat : cette conformité porte aussi bien sur le logement que sur ses accès, sur l'immeuble, ses équipements et ses prestations ; il doit être mentionné que la jurisprudence a tendance à enrichir cet aspect de l'obligation de délivrance, qui vient compléter l'ensemble des autres obligations.</p>
<p>2. Obligation d'assurer la jouissance paisible</p>
<p>C'est la deuxième obligation du propriétaire fixée par l'article 1719 du Code civil ; là encore, cette obligation comporte un double aspect :</p>
<p>- le locataire doit pouvoir jouir des locaux loués dans leur entière extension et avec tous les services et prestations auxquels il a souscrit en les prenant à bail : ceci concerne aussi bien les locaux eux-mêmes que l'immeuble collectif s'il y a lieu, les services collectifs et équipements communs - eau, chauffage, ascenseurs, VMC pour la ventilation - les accès, abords, etc. Toute privation de jouissance ouvre droit à indemnisation, sauf celle prévue par le Code civil (article 1724) "si, durant le bail, la chose louée a besoin de réparations urgentes et qui ne puissent être différées jusqu'à sa fin" : dans ce cas, "le preneur doit les souffrir, quelque incommodité qu'elles lui causent, et quoiqu'il soit privé, pendant qu'elles se font, d'une partie de la chose louée", à condition toutefois, précise le même article qu'elles ne durent pas plus de quarante jours (dans ce dernier cas, "le prix du bail sera diminué à proportion du temps et de la partie de la chose louée dont il aura été privé") ou qu'elles ne rendent pas "inhabitable ce qui est nécessaire au logement du preneur et de sa famille", auquel cas "celui-ci pourra faire résilier le bail"...</p>
<p>- le locataire doit aussi pouvoir en jouir "paisiblement" : ceci implique que le bailleur assure aussi un niveau raisonnable de sécurité ; la conséquence en est que les dépenses engagées par le propriétaire à cet effet - gardiennage, équipements de protection contre l'incendie, de fermeture ou de contrôle d'accès - doivent en principe rester à sa charge ; à noter cependant que le décret du 26 août 1987 relatif aux charges récupérables considère comme récupérables les frais d'entretien des "dispositifs d'ouverture automatique ou codée et des interphones", et que par ailleurs la loi "ENL" du 13 juillet 2006 a autorisé les dérogations à l'application stricte de la liste des charges récupérables par accords collectifs locaux portant sur l' "amélioration de la sécurité ou la prise en compte du développement durable", conclus conformément à l'article 42 de la loi du 23 décembre 1986...</p>
<p>A noter que cette obligation d'assurer la jouissance paisible du logement n'est pas qu'une simple obligation de moyens mais en quelque sorte une obligation de résultat : en effet, l'article 1721 du Code civil précise qu'il est "dû garantie au preneur pour tous les vices ou défauts de la chose louée qui en empêchent l'usage, quand même le bailleur ne les aurait pas connus lors du bail", et que "s'il résulte de ces vices ou défauts quelque perte pour le preneur, le bailleur est tenu de l'indemniser". Le propriétaire ne peut donc pas se retrancher derrière des responsables tiers - constructeur, entrepreneurs de travaux, etc. - ; il lui incombe par conséquent de rechercher lui-même la responsabilité de ceux qui ont commis ces "vices ou défauts de la chose louée". L'article 6 de la loi du 6 juillet 1989 reprend cette disposition et lui donne un caractère d'ordre public.</p>
<p>3. Obligation d'entretien</p>
<p>Elle est définie par l'article 1720 du Code civil qui pose le principe selon lequel le bailleur doit faire dans les locaux loués, "pendant la durée du bail, toutes les réparations qui peuvent devenir nécessaires, autres que les locatives". Il consacre le principe du "tout sauf". Les "réparations locatives" sont définies dans l'article 1754 d'une manière quelque peu pittoresque, eu égard à l'ancienneté du texte :</p>
<p>"Les réparations locatives ou de menu entretien dont le locataire est tenu, s'il n'y a clause contraire, sont celles désignées comme telles par l'usage des lieux, et, entre autres, les réparations à faire :</p>
<p>"Aux âtres, contre-coeurs, chambranles et tablettes de cheminées ;</p>
<p>"Au recrépiment du bas des murailles des appartements et autres lieux d'habitation à la hauteur d'un mètre ;</p>
<p>"Aux pavés et carreaux des chambres, lorsqu'il y en a seulement quelques-uns de cassés ;</p>
<p>"Aux vitres, à moins qu'elles ne soient cassées par la grêle ou autres accidents extraordinaires et de force majeure, dont le locataire ne peut être tenu ;</p>
<p>"Aux portes, croisées, planches de cloison ou de fermeture de boutiques, gonds, targettes et serrures".</p>
<p>Il en ressort deux aspects principaux :</p>
<p>- le locataire n'est tenu qu'au "menu entretien", le bailleur devant tout le reste,</p>
<p>- le bailleur est tenu des réparations des dommages causés par la grêle ou "autres accidents extraordinaires et de force majeure", en clair des réparations des dommages causés par les "sinistres".</p>
<p>Il en résulte qu'il incombe au propriétaire de s'assurer en garantie "dommages" contre tous les dommages immobiliers, le locataire n'étant quant à lui tenu de s'assurer que pour sa responsabilité locative.</p>
<p>L'exonération du locataire quant à la réparation des dommages causés par les sinistres est confirmée par l'article 1755 qui précise qu' "aucune des réparations réputées locatives n'est à la charge des locataires quand elles ne sont occasionnées que par vétusté ou force majeure".</p>
<p>Ce principe est repris par l'article 7 de la loi du 6 juillet 1989 qui prescrit au locataire :</p>
<p>(...)<br />
"b) D'user paisiblement des locaux loués suivant la destination qui leur a été donnée par le contrat de location ;</p>
<p>"c) De répondre des dégradations et pertes qui surviennent pendant la durée du contrat dans les locaux dont il a la jouissance exclusive, à moins qu'il ne prouve qu'elles ont eu lieu par cas de force majeure, par la faute du bailleur ou par le fait d'un tiers qu'il n'a pas introduit dans le logement ;</p>
<p>"d) De prendre à sa charge l'entretien courant du logement, des équipements mentionnés au contrat et les menues réparations ainsi que l'ensemble des réparations locatives définies par décret en Conseil d'Etat, sauf si elles sont occasionnées par vétusté, malfaçon, vice de construction, cas fortuit ou force majeure (...)"...</p>
<p>Le décret dont il s'agit et qui par défaut indique ce qui incombe au propriétaire est le décret du 26 août 1987 relatif aux réparations locatives.</p>
<p>A l'obligation de procéder à la réparation des dommages des sinistres, ces articles ajoutent donc aussi pour le bailleur la charge de remédier, y compris pendant la durée du bail, à la "vétusté" : celle-ci se définit comme l'usure ou la dégradation des différents composants de la chose louée par le seul effet du temps et de leur usage normal par le locataire dans le cadre d'une jouissance paisible ("en bon père de famille" selon le Code civil) ; dès lors qu'aucune dégradation ne leur été causée par faute ou usage anormal de la part du locataire, le remplacement des composants du logement - équipements ménagers, éléments de l'installation de chauffage et production d'eau chaude, volets roulants, mais aussi serrures, portes de placards, peintures, revêtements muraux ou de sol etc. - incombe au bailleur lorsque ces composants arrivent à la fin normale de leur durée de vie, que les bailleurs institutionnels ou sociaux fixent dans des "grilles de vétusté" avalisées fréquemment par accords collectifs : par exemple 7 ans pour les peintures, papiers peints et moquettes, 25 ans pour les carrelages et parquets, 10 ans pour un chauffe-eau, 15 ans pour une chaudière et la robinetterie, 20 ans pour les autres appareils sanitaires, 15 ans pour des volets roulants, etc.</p>
<p>A noter par contre que l'obligation d'entretien du bailleur ne s'exerce qu'en fonction d'une destination précise de la chose louée : par exemple, pour une cave sous boutique transformée par le locataire commercial en extension de sa surface de vente, il ne sera pas tenu d'assurer une étanchéité et une protection contre l'humidité supérieures à celles auxquelles il serait obligé pour une simple cave...</p>
<p>Fiche pratique réalisée en collaboration avec Universimmo.com</p>
    ]]></content>
  </entry>
  <entry>
    <title>La location meublée : droit et fiscalité</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.toutsurlimmo.com/fiches-pratiques/legislation/la-location-meublee-droit-et-fiscalite" />
    <id>http://www.toutsurlimmo.com/fiches-pratiques/legislation/la-location-meublee-droit-et-fiscalite</id>
    <published>2009-05-26T08:46:30+00:00</published>
    <updated>2011-06-14T11:49:02+00:00</updated>
    <category term="législation" />
    <category term="Location meublée" />
    <category term="gerer" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>La location meublée était une des dernières formes de location échappant aux contraintes des législations ou règlementations spécifiques (voir bail) et soumises au seul Code civil ; les bailleurs de logements meublés destinés à l'habitation principale doivent cependant respecter quelques contraintes en matière de durée du bail, de faculté du locataire de donner congé à tout moment, et de justification de la reprise du logement. Mais la fiscalité de la location meublée est aussi une autre raison de son succès auprès des bailleurs : malgré les réformes, elle reste plus favorable que celle de la location nue, mais présente cependant quelques contraintes : l'activité de location meublée étant considérée comme commerciale, elle est normalement soumise à la taxe professionnelle, et elle ne peut être exercée dans le cadre d'une société civile (SCI)...</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>La location meublée était une des dernières formes de location échappant aux contraintes des législations ou règlementations spécifiques (voir bail) et soumises au seul Code civil ; les bailleurs de logements meublés destinés à l'habitation principale doivent cependant respecter quelques contraintes en matière de durée du bail, de faculté du locataire de donner congé à tout moment, et de justification de la reprise du logement. Mais la fiscalité de la location meublée est aussi une autre raison de son succès auprès des bailleurs : malgré les réformes, elle reste plus favorable que celle de la location nue, mais présente cependant quelques contraintes : l'activité de location meublée étant considérée comme commerciale, elle est normalement soumise à la taxe professionnelle, et elle ne peut être exercée dans le cadre d'une société civile (SCI)...<br />
&lt;!--break--><br />
1. Location meublée : une définition stricte</p>
<p>Une location est dite location meublée dès lors que le logement loué est garni d'un mobilier permettant la vie courante. Le propriétaire qui opte pour ce type de location doit cependant veiller, sous peine de requalification – de plus en plus fréquemment prononcée par les tribunaux – en location non meublée qui soumet le contrat aux contraintes de la loi du 6 juillet 1989, à ce que l’ameublement mais aussi l’équipement ménager (réfrigérateur, appareils de cuisson, vaisselle et équipement de cuisine, ustensiles de ménage) soient suffisants pour permettre à l’occupant de s’y installer en n’y apportant pratiquement que ses effets personnels ! Par ailleurs, le mobilier installé doit répondre aux exigences de la vie quotidienne pour un usage normal du logement en raison de sa taille et ses caractéristiques...</p>
<p>2. Meublés de résidence principale : un encadrement léger</p>
<p>Si la location meublée reste encore largement ouverte à la liberté contractuelle, elle a cependant été rattrapée par une disposition surprise de la loi du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale, qui a étendu à tous les bailleurs en meublé le régime relatif aux bailleurs qui louent habituellement plus de quatre logements meublés, instauré par la loi du 29 juillet 1998 : dès lors que le logement loué constitue sa résidence principale, le locataire de tout logement meublé bénéficie désormais d’un contrat établi par écrit, d’une durée d’un an minimum ; à l’expiration du contrat initial, le bail est tacitement reconduit pour un an, aux conditions antérieures.</p>
<p>Cependant, aux termes de ce régime (transcrit dans l'article L 632-1 du Code de la construction et de l’habitation), le bailleur peut trois mois avant le terme du contrat proposer au locataire des modifications aux conditions de location (montant du loyer, nombre de pièces louées, par exemple). Si le locataire les accepte, le contrat est renouvelé pour un an.</p>
<p>Le bailleur qui ne souhaite pas renouveler le contrat à son terme, doit en informer le locataire, en respectant le même préavis de trois mois et motiver son refus de renouvellement du bail. Les motifs de non-renouvellement du contrat sont désormais encadrés comme pour les baux de locaux nus : il s’agit de la "décision de reprendre ou de vendre le logement", ou "un motif légitime et sérieux, notamment l'inexécution par le locataire de l'une des obligations lui incombant"...</p>
<p>Rappelons aussi que sous ce régime, qui restreint singulièrement les avantages du meublé pour les bailleurs qui refusent les contraintes des baux d'habitation classiques, le locataire peut résilier son contrat à tout moment sous réserve du respect d’un préavis d’un mois.</p>
<p>Notons aussi qu'un aménagement a été introduit par amendement dans la loi du 26 juillet 2005 relative au développement des services à la personne et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale : il permet à un bailleur de réduire à neuf mois au lieu d’un an le bail d'une location meublée à un étudiant, afin de l'aligner sur l’année universitaire et, dans les régions touristiques, de combiner ce type de location avec des locations saisonnières pour les vacanciers. Cet amendement supprime dans la foulée pour ces locations le droit à la reconduction tacite.</p>
<p>Enfin, la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale a rendu obligatoire l’application de l’IRL (indice de référence des loyers) aux baux de logements meublés constituant la résidence principale du preneur, en lieu et place de l’indice ICC (indice du coût de la construction) qui était la règle jusqu’à sa publication.</p>
<p>Par contre, pour les autres conditions des baux meublés d'habitation, et a fortiori pour les autres baux meublés qui ne sont pas d'habitation principale (la location saisonnière entrant aussi dans cette catégorie), c'est la liberté contractuelle qui prévaut, et à titre supplétif, les articles 1708 à 1760 du Code civil.</p>
<p>Dans tous les cas, il est recommandé de préciser dans le bail la nature des charges récupérables auprès du locataire ; attention : sans mention les concernant, la location est réputée "charges comprises" ! - a contrario, les charges forfaitaires sont autorisées, et par ailleurs le propriétaire peut en meublé récupérer des charges, des taxes, voire des travaux et des frais de gestion qu’il ne pourrait récupérer en location non meublée !</p>
<p>Doivent également être précisés le montant du dépôt de garantie (qui n’est lui-même soumis à aucune limitation), de même que les loyers exigés d’avance.</p>
<p>Point le plus important et à ne négliger sous aucun prétexte : l'état des lieux et l'inventaire détaillé du mobilier. Ce dernier document doit lister les meubles et tout l’équipement mis à la disposition du locataire, à l’instar de ce qui se fait pour les locations saisonnières. Il doit également être précisé si l’assurance pour le mobilier du propriétaire incombe ou non au locataire, en sus de celle qu’il doit souscrire pour ses effets personnels et sa responsabilité civile.</p>
<p>3. La fiscalité spécifique de la location meublée</p>
<p>Les revenus des locations meublées ou avec prestations sont considérés comme résultant d’une activité à caractère commercial et sont imposés au titre des "bénéfices industriels et commerciaux" (BIC) dans le cadre de l’imposition sur le revenu lorsqu’ils sont perçus par une personne physique, ou dans le cadre de l’imposition des bénéfices des sociétés ("impôt sur les sociétés" ou IS) lorsqu’ils le sont par une personne morale, celle-ci ne pouvant être une société civile immobilière (SCI) puisque la caractéristique principale d’une SCI est d’avoir un objet civil.</p>
<p>Les bailleurs personnes physiques sont imposées selon deux modalités différentes suivant qu'ils sont considérés comme "loueurs en meublé non professionnels" (LMNP) ou "loueurs en meublé professionnels" (LMP).</p>
<p>LMP optant pour le réel</p>
<p>Longtemps considéré comme un petit paradis fiscal (il permettait de reporter l'intégralité des déficits réalisés sur le revenu global), le statut LMP est désormais réservé aux seuls "vrais" professionnels, et nombre de propriétaires qui en bénéficiaient vont devoir se contenter du statut de LMNP, certes moins contraignant mais aussi bien moins intéressant fiscalement, d'autant plus que certains de ses avantages sont aussi revus à la baisse.</p>
<p>Ainsi, à compter de l'imposition des revenus 2009, pour bénéficier du statut de professionnel, il faut répondre à 3 critères cumulatifs :</p>
<p>- un membre au moins du foyer fiscal doit être inscrit au Registre du commerce et des sociétés en qualité de loueur professionnel ; un refus d'inscription ne remet pas en cause la qualification de loueur professionnel, mais une copie de la décision du greffe la rejetant permet de prouver sa bonne foi ;</p>
<p>- les recettes tirées de l'activité par l'ensemble des membres du foyer fiscal doivent excéder 23.000 euros TTC par an ; un prorata temporis est effectué pour chaque immeuble l'année de sa mise en location ;</p>
<p>- les recettes de location doivent excéder le total des autres revenus du foyer fiscal soumis à l'IR en tant que salaires ou pensions, bénéfices commerciaux, non commerciaux ou agricoles.</p>
<p>Des dispositions transitoires s'appliquent aux locations en cours.</p>
<p>Pour ceux qui restent éligibles au régime LMP, les déficits continuent de pouvoir être imputés sur le revenu global sans limitation. Par ailleurs, les plus-values sont exonérées après 5 ans d'activité, mais à condition désormais que les recettes annuelles n'excèdent pas 90.000 euros au lieu de 250.000 auparavant. A noter par contre que les charges engagées avant le début de la location sont imputables par tiers sur le revenu global des 3 premières années de location.</p>
<p>LMNP optant pour le réel</p>
<p>Pour ceux qui ne peuvent bénéficier du statut de LMP, les modalités d'imposition sont les suivantes :</p>
<p>- déficits : à compter de 2009, les règles d'imputation changent, puisque les déficits subis - en cas d'option pour le réel - ne sont imputables que sur des bénéfices de même nature (loyers de location en meublée non professionnelle). Il faut donc que les immeubles détenus par ailleurs par le loueur non professionnel dégagent des bénéfices. Faute d'imputation dans le délai de 10 ans, les déficits sont définitivement perdus ;</p>
<p>- plus-values : comme pour les autres particuliers, elles sont exonérées au bout de 15 ans de détention ;</p>
<p>- ISF : les biens détenus par un loueur non professionnel sont passibles de l'ISF.</p>
<p>Régime du Micro BIC</p>
<p>Comme tous les contribuables imposés dans la catégorie des BIC, les loueurs en meublé (professionnels ou non) peuvent opter pour le régime de la "micro-entreprise", ou "micro BIC", plus facile d'utilisation grâce à des obligations déclaratives allégées. Mais, à compter de 2009, le seuil maximum de recettes pour profiter de ce régime est désormais de 32.000 euros au lieu de 80.000 (car, désormais, cette activité relève des prestations de services et non plus des ventes). Autre restriction forte à cet avantage : l'abattement pratiqué par le fisc sur le chiffre d'affaires pour calculer le bénéfice imposable n'est plus que de 50% au lieu de 71%.</p>
<p>Les conditions du « micro BIC » sont donc moins intéressantes, et ce d'autant plus que ce régime ne permet pas de constater de déficit. Si les charges excèdent 50%, il faut donc opter pour le régime réel.</p>
<p>TVA</p>
<p>Les locations dans les résidences de tourisme classées étant soumises à TVA, il est possible de récupérer la TVA sur le prix d'achat et de se la faire rembourser par le fisc. De nombreux promoteurs acceptent de déduire son montant du prix du logement sans attendre ce remboursement.</p>
<p>Fiche pratique réalisée en collaboration avec Universimmo.com</p>
    ]]></content>
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    <title>Faire face à un impayé de locataire</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.toutsurlimmo.com/fiches-pratiques/impaye/faire-face-un-impaye-de-locataire" />
    <id>http://www.toutsurlimmo.com/fiches-pratiques/impaye/faire-face-un-impaye-de-locataire</id>
    <published>2009-05-18T13:43:33+00:00</published>
    <updated>2009-05-18T13:48:28+00:00</updated>
    <category term="impayé" />
    <category term="locataire" />
    <category term="propriétaire bailleur" />
    <category term="gerer" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>L’impayé de loyers est, avec la dégradation du bien loué un des deux risques majeurs du propriétaire bailleur, susceptibles d’affecter gravement la rentabilité de son investissement ; quand il s’agit d’un particulier, un impayé peut même le mettre en difficulté s’il a souscrit un crédit pour l’acquisition du bien ; au demeurant, pour les administrateurs de biens, cette crainte est probablement une des motivations majeures du recours des bailleurs privés à leurs services !</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>L’impayé de loyers est, avec la dégradation du bien loué un des deux risques majeurs du propriétaire bailleur, susceptibles d’affecter gravement la rentabilité de son investissement ; quand il s’agit d’un particulier, un impayé peut même le mettre en difficulté s’il a souscrit un crédit pour l’acquisition du bien ; au demeurant, pour les administrateurs de biens, cette crainte est probablement une des motivations majeures du recours des bailleurs privés à leurs services ! Car en attendant que le locataire paye, il faut continuer à rembourser le crédit, payer les charges et peut-être même un ravalement, ou régler la taxe foncière ! Même avoir souscrit, en direct ou par un administrateur de biens une assurance de risques locatifs, ou être couvert par une formule "Loca-pass" ne suffisent pas : l'indemnisation n'intervient dans le meilleur des cas qu'avec un décalage de trois à six mois pendant lesquels il faut pouvoir supporter la perte de recettes et faire face aux dépenses correspondantes ! </p>
<p>Voici un mode d'emploi et quelques conseils pour ne céder ni au découragement, ni à l'action désordonnée...</p>
<p>Simple accident de parcours ou signe annonciateur d'une catastrophe imminente ? L'arriéré du locataire est toujours à prendre au sérieux, même si les réactions doivent en toutes circonstances ne jamais être disproportionnées par rapport à la gravité de la situation : si la passivité est le meilleur encouragement au laxisme et peut transformer un locataire négligent en débiteur insolvable, rien de pire à l'inverse en effet que de braquer par des réactions trop violentes un locataire en difficulté passagère...</p>
<p>1. Vous gérez en direct</p>
<p>Prendre le temps d'enquêter...</p>
<p>Retard de paiement ne veut pas dire forcément impayé ! Ce peut être un simple oubli ! Lettre simple (pas avant le 10 du mois pour une échéance le 1er) et lettre recommandée (idéalement 10 jours après) suffisent en général pour faire rentrer dans le rang les étourdis.</p>
<p>Au delà, ne vous précipitez surtout pas sur l'huissier : cela fait des frais (si votre locataire paye et que vous en restez là, vous ne pourrez pas les lui faire payer !), et peut braquer le locataire inutilement.</p>
<p>Inutile non plus de se précipiter sur les cautions ! Mieux vaut d'abord chercher à savoir ce qui se passe : ce peut être inquiétant (divorce, surendettement, licenciement, maladie...) ou au contraire bénin (absence pour voyage, retard d'encaissement de revenu, simple négligence, voire pure inconscience : manque de temps, rétention de mauvaise humeur à cause d'un dégât des eaux que le syndic met du temps à régler, etc...) ; mieux vaut le savoir le plus rapidement possible !</p>
<p>Pour cela, pas de meilleure méthode que de contacter le ou les locataires, en parler avec doigté et obtenir des engagements de paiement des arriérés précis et datés, sur la tenue desquels il faudra ensuite être intransigeant, comme d'ailleurs sur la bonne foi ! C'est probablement le seul moment où le bailleur doit payer de sa personne, mais il est crucial : des résultats de ce contact dépend toute la stratégie de recouvrement que vous allez le cas échéant devoir mettre en oeuvre et son efficacité ! Acter par écrit les accords pris pour pouvoir ensuite vous en prévaloir...</p>
<p>"Profilage" du débiteur et stratégie de recouvrement</p>
<p>Le contact avec les locataires dès le premier retard a deux avantages :</p>
<p>- il vous permet de déterminer à quel type de débiteur vous avez affaire, et en particulier de le classer dans une des trois catégories suivantes : locataire de bonne foi mais en réelle difficulté (perte d'emploi, revers financier grave, maladie ou accident de la vie, etc.), locataire disposant de moyens suffisants mais négligent ou "braqué", enfin locataire de mauvaise foi prêt à "planter" son "proprio"...</p>
<p>- il vous permet d'engager une phase de pré-contentieux amiable à l'occasion de laquelle vous pourrez conditionner l'octroi de délais - tous les locataires quel que soit leur profil cherchent à gagner du temps - à la fourniture d'informations de solvabilité qui viendront rafraîchir très utilement celles du dossier de candidature devenues obsolètes : employeurs, actifs saisissables, etc. ; toutes ces informations pourront s'avérer très utiles si la phase amiable échoue et qu'il faut engager un vrai contentieux ! Vous pourrez même obtenir des garanties nouvelles comme par exemple une nouvelle personne se portant caution, ou un nantissement sur des parts sociales ou des actions...</p>
<p>C'est à ce stade qu'il convient de mettre en jeu les cautions, et autant que possible avec la collaboration du locataire.</p>
<p>Cette phase amiable suffit dans la grande majorité des cas de retard de paiement. A défaut de résultats fulgurants, elle permet au moins de savoir un peu mieux à quoi s'en tenir, et surtout d'identifier les deux situations potentiellement les plus dangereuses, qui exigent une action immédiate et énergique, même si par ailleurs le bail est assorti d'une ou plusieurs cautions (à défaut les garants pourraient arguer du préjudice causé par l'inaction du bailleur pour se soustraire à leur obligation de payer !) :</p>
<p>- celle où le locataire, bien que de bonne foi, est réellement dans l'incapacité de reprendre le règlement régulier du loyer et des charges et a fortiori d'apurer en même temps son arriéré, même étalé sur une longue période,</p>
<p>- celle où le locataire ne coopère pas, voire joue cyniquement le calendrier, multipliant les promesses et effectuant de temps en temps des règlements pour gagner du temps, avant en général de disparaître dans la nature !</p>
<p>Face à un locataire de bonne foi mais en réelle difficulté, il est de l'intérêt du bailleur de l'orienter vers les services sociaux de la mairie, et de saisir lui-même la Caisse d'allocations familiales (CAF) ou la SDAPL (Section d'aide publique au logement) ; les locataires en difficulté ont parfois du mal à reconnaître la gravité de leur problème financier, font "l'autruche" ou ne connaissent pas toutes les possibilités d'aide dont ils peuvent bénéficier !</p>
<p>Au mieux, si les difficultés sont surmontables, ces organismes mettront en place des aides sur les budgets locaux et le FSL (Fonds de solidarité logement), et au pire il pourra être mis en route une procédure de relogement, en logement social ou en hébergement d'urgence suivant la gravité du sinistre...</p>
<p>Avantage pour le bailleur : une chance de sauver la situation, et à défaut, dans tous les cas un gain de temps et l'économie possible d'une procédure d'expulsion ! Et si elle ne peut être évitée, soit par manque de coopération du locataire, soit du fait de la l'inertie des services locaux qu'il faut alors mettre au pied du mur, l' enquête sociale aura eu lieu et le dossier de relogement sera depuis longtemps dans le circuit...</p>
<p>Pour le locataire de mauvaise foi, point n'est besoin de tels préalables : contrairement à ce qui se dit communément, le bailleur dispose d'un arsenal complet pour déclencher les foudres de la loi et de la justice ! Le seul problème est le temps que cela prend (un an minimum pour arriver à une décision d'expulsion exécutable) et l'avance de fonds nécessaire, d'où la nécessité, on ne le répètera jamais assez, de s'assurer pour le risque locatif, et se couvrir ainsi à la fois pour les pertes de recettes (jusqu'à 2 ans) et les frais de procédure à engager...</p>
<p>Les moyens légaux du bailleur</p>
<p>Ces foudres prennent dans un premier temps nécessairement la forme d'un commandement visant la clause résolutoire du bail, qu'il convient de doubler d'une saisie conservatoire sur le mobilier et les effets personnels (plus éventuellement le véhicule personnel s'il n'est pas en location), et suivi en cas d'absence de résultat pendant un délai de deux mois d'une double action judiciaire : l'une pour faire prononcer l'acquisition de la clause résolutoire du bail, qui ouvre la voie à l'expulsion, et l'autre pour obtenir à l'encontre du débiteur et des cautions éventuelles un titre de condamnation au paiement des arriérés ; il s'agit alors d'un titre dit exécutoire, c'est à dire transmissible à un huissier pour recouvrement, soit spontané, soit par voie de saisie vente des biens meubles, soit encore par voie de saisie attribution des rémunérations, du compte bancaire, ou de tout autre actif saisissable comme la saisie à tiers détenteur...</p>
<p>Même si ce n'est pas théoriquement pas obligatoire, les actions devant le tribunal doivent dans la pratique être engagées avec recours à un avocat, ou plus simplement à un huissier, s'il en est encore qui acceptent de le faire, et à condition qu'il n'y ait pas de litige d'une autre nature - état des lieux, charges, travaux... - susceptible de compliquer l'instance !</p>
<p>La priorité est bien entendu donnée à l'obtention d'une ordonnance d'expulsion (1), seul évènement en cas d'arrêt définitif des paiements susceptible d'arrêter l'hémorragie ! De façon au demeurant décisive, car si l'expulsion ne peut être exécutée faute de recevoir le concours de la force publique - le préfet est seul juge de l'opportunité de le fournir eu égard aux considérations d'ordre public qui relèvent de sa responsabilité - le propriétaire est en droit de demander à l'Etat de l'indemniser pour la perte de revenu résultant de la non exécution d'une décision de justice (procédure à engager devant le tribunal administratif après mise en demeure en bonne et due forme...)</p>
<p>Le cas particulier d'un locataire avec "Loca-pass"</p>
<p>En même temps que l'avance du dépôt de garantie, le locataire muni d'une aide "Loca-pass" vous apporte une garantie de paiement du loyer et des charges sur 18 mois pendant les trois premières années du bail ; en cas d'impayé, vous demandez à l'organisme qui l'a délivrée de se substituer au locataire défaillant, et ce en qualité de caution solidaire... Comme tout garant, l'organisme a la possibilité de recouvrer auprès du locataire les sommes qu'il a avancées pour son compte mais il n'a pas vocation à faire plus : il vous incombe d'apprécier la situation du locataire et si celle-ci est désespérée, ou si le locataire ne paraît pas outre mesure inquiété par les sollicitations de l'organisme garant, vous aurez intérêt à vous préparer - pour l'échéance de l'indemnisation et pas avant dans la mesure où la caution Loca-pass réglant les loyers et les charges, vous n'avez pas de réel impayé... - à engager rapidement les actions idoines car à cette date vous vous retrouverez avec le même locataire défaillant et cette fois sans couverture ! Petit détail à ne pas négliger : le Loca-pass ne rembourse pas les frais de procédure à engager...</p>
<p>2. Vous avez un gérant</p>
<p>Réagir dès le premier impayé</p>
<p>C'est la première fois que votre locataire est débiteur en fin de période lorsqu'a été arrêté votre compte de gestion : demandez si c'est le premier retard, et s'il y en a eu d'autres en cours de période de gestion, demandez l'historique des relances et les échanges de courriers éventuels. </p>
<p>Au delà, assurez-vous que le cabinet procède pour le recouvrement avec discernement et de façon personnalisée. Vérifiez qu'il procède bien d'abord par une phase amiable et qu'il adopte une stratégie de recouvrement appropriée. Obtenez le compte-rendu des contacts de pré-contentieux et exigez d'être consulté avant l'engagement d'actions judiciaires coûteuses. Exigez également un compte-rendu régulier des procédures engagées le cas échéant, ainsi que la possibilité de réunions de point avec l'avocat de temps à autre en cas de procédure compliquée !</p>
<p>Vous avez souscrit par l'intermédiaire de votre gérant une assurance loyers impayés</p>
<p>Les meilleures formules sont celles qui laissent pour la conduite du recouvrement le maximum de liberté au gérant ; dans ce cas, votre suivi s'effectue comme indiqué précédemment. Lorsque les formules sont plus contraignantes - délai maximum pour délivrer un commandement, prise en charge du pré-contentieux et du contentieux par la compagnie - vous n'avez plus qu'une ressource : lire en détail les clauses du contrat et veiller à être indemnisé en temps et en heure, en espérant que le contentieux de la compagnie aura réglé d'une façon ou d'une autre le problème avant la fin de la période maximale d'indemnisation - de un à deux ans suivant les contrats - soit par le rétablissement d'un règlement régulier du loyer par le locataire, soit par son départ ou son expulsion...</p>
<p>(1) Les procédures d'expulsion obéissent aux dispositions des articles L613-1 à L613-5 du Code de la construction et de l'habitation et des articles 61 à 66 de la loi du 9 juillet 1991. Pour l'organisation de la justice en France, les différentes juridictions et procédures, l'accès du justiciable et les aides juridictionnelles, les procédures simplifiées sans avocat, etc., voir l'excellent site du ministère de la justice.</p>
<p>Universimmo.com</p>
    ]]></content>
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    <title>Louer sans faux pas</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.toutsurlimmo.com/dossiers/location/louer-sans-faux-pas" />
    <id>http://www.toutsurlimmo.com/dossiers/location/louer-sans-faux-pas</id>
    <published>2009-04-21T13:42:44+00:00</published>
    <updated>2012-09-03T14:30:50+00:00</updated>
    <category term="assurance loyers impayés" />
    <category term="Bail" />
    <category term="bailleur" />
    <category term="charges locatives" />
    <category term="Etat des lieux" />
    <category term="GRL" />
    <category term="locataire" />
    <category term="Location" />
    <category term="Logement décent" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p><strong>Des conseils de base pour vivre une location sans soucis. </strong>Pour le bailleur, le risque d&rsquo;une location porte sur le non-paiement du loyer et des charges mais aussi sur la d&eacute;gradation de son patrimoine.</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p><strong>Des conseils de base pour vivre une location sans soucis. </strong>Pour le bailleur, le risque d&rsquo;une location porte sur le non-paiement du loyer et des charges mais aussi sur la d&eacute;gradation de son patrimoine.</p>
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<p>Voici 6 conseils &agrave; suivre pour vivre une location sans vague.</p>
<p><strong>1) Louer un logement d&eacute;cent</strong></p>
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<p>Tout bailleur doit offrir &agrave; son locataire un logement d&eacute;cent assurant le &laquo; clos et le couvert &raquo;. La loi Solidarit&eacute; et Renouvellement Urbain (SRU) du 13 d&eacute;cembre 2000 interdit de louer un logement de moins de 9 m&egrave;tres carr&eacute;s habitable ou d&rsquo;un volume inf&eacute;rieur &agrave; 20 m3. Le syst&egrave;me &eacute;lectrique doit &ecirc;tre en bon &eacute;tat, avec de l&rsquo;eau chaude, au moins une fen&ecirc;tre par pi&egrave;ce et ouvrant sur l&rsquo;ext&eacute;rieur, avec des ouvertures permettant un renouvellement d&rsquo;air, etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour un bail en cours, le locataire en place est en droit de demander les travaux n&eacute;cessaires &agrave; la mise en conformit&eacute; du logement aux crit&egrave;res de d&eacute;cence. Si vous (bailleur) tra&icirc;nez des pieds, l&rsquo;affaire peut &ecirc;tre port&eacute;e en justice &agrave; vos frais. Vous refusez ? Le juge peut d&eacute;cider de r&eacute;duire le loyer et les organismes sociaux stopperont le versement des aides au logement du locataire (aides personnalis&eacute;es au logement, etc.) qui vous sont directement vers&eacute;es.</p>
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<p><strong>2) R&eacute;diger le bail avec soin</strong></p>
<p>Un certain nombre de clauses obligatoires doivent figurer dans le bail comme la d&eacute;signation du bien lou&eacute;, sa surface habitable, la dur&eacute;e de la location, le montant du loyer, les conditions du cong&eacute;, le montant des charges, etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des clauses facultatives peuvent &ecirc;tre ajout&eacute;es au contrat, histoire de se b&acirc;tir un bail sur-mesure. Il est possible de mentionner les avances sur charges, les &eacute;ventuelles remises sur loyer moyennant travaux, la r&eacute;vision du loyer, la clause r&eacute;solutoire&hellip;etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La loi n&rsquo;exige aucun formalisme autre que la pr&eacute;sence de ces clauses. En revanche, la dur&eacute;e du bail est r&eacute;glement&eacute;e de fa&ccedil;on tr&egrave;s pr&eacute;cise. &Eacute;tabli en deux exemplaires, ce contrat doit &ecirc;tre sign&eacute; par les deux parties. Il peut &ecirc;tre r&eacute;dig&eacute; sur papier libre ou &agrave; partir d&rsquo;un mod&egrave;le-type disponible dans le commerce ou aupr&egrave;s d&rsquo;associations (de locataires ou de propri&eacute;taires).</p>
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<p><strong>3 ) Un &eacute;tat des lieux sous haute surveillance</strong></p>
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<p>En d&eacute;but comme en fin de location, le logement est pass&eacute; au crible afin de dresser un &eacute;tat des lieux d&rsquo;entr&eacute;e et de sortie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>R&eacute;alis&eacute;es en votre pr&eacute;sence -le propri&eacute;taire- et celle du locataire, ces deux visites d&eacute;taill&eacute;es sont importantes. Elles permettent de v&eacute;rifier si le logement n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; ab&icirc;m&eacute; pendant la location. &Eacute;tat des murs, des sols, des &eacute;quipements (&eacute;tag&egrave;res, volets, etc.), rien ne doit &eacute;chapper &agrave; cette visite de d&eacute;tail.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le compte-rendu &eacute;crit, ne vous contentez pas de termes passe-partout (du genre m&eacute;diocre, passable, bien), employez des adjectifs pr&eacute;cis (tach&eacute;, d&eacute;chir&eacute;, rouill&eacute;, etc). C&rsquo;est la comparaison de ces deux &laquo; photographies &raquo; des lieux qui permettra de d&eacute;terminer avec pr&eacute;cision les responsabilit&eacute;s de chacun et de d&eacute;signer qui paiera les travaux ou les &eacute;ventuels r&eacute;parations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;&eacute;tat des lieux doit toujours &ecirc;tre annex&eacute; au contrat de location.</p>
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<p><strong>4) Savoir r&eacute;partir les charges</strong></p>
<p>R&egrave;gle de base : le bailleur ne paie jamais la totalit&eacute; des charges du logement qu&rsquo;il loue.</p>
<p>Certes, il s&rsquo;acquitte des grosses r&eacute;parations (ravalement, r&eacute;fection de toiture, remplacement de la chaudi&egrave;re de l&rsquo;immeuble, etc.), de l&rsquo;installation d&rsquo;un digicode, de la pose de double-vitrage ou de l&rsquo;am&eacute;nagement des combles mais il ne fait qu&rsquo;avancer certaines d&eacute;penses qu&rsquo;il se fait ensuite rembourser par le locataire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour bien comprendre, disons que les &laquo; charges r&eacute;cup&eacute;rables &raquo; correspondent aux frais li&eacute;s &agrave; l&rsquo;usage du logement et &agrave; la jouissance de la copropri&eacute;t&eacute;. Pour faire simple, ce sont les d&eacute;penses de fonctionnement. Elles correspondent &agrave; l&rsquo;entretien courant comme par exemple la consommation d&rsquo;eau, d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; des ascenseurs, le nettoyage des parties communes, l&rsquo;entretien des espaces verts de la copropri&eacute;t&eacute; ou encore la taxe d&rsquo;enl&egrave;vement des ordures m&eacute;nag&egrave;res.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p><strong>5) S&rsquo;assurer contre les impay&eacute;s de loyers</strong></p>
<p>Ne pas encaisser son loyer en fin de mois constitue le cauchemar de tout bailleur. Pour peu que cette somme serve &agrave; payer un autre loyer ou &agrave; rembourser un cr&eacute;dit immobilier, c&rsquo;est le p&eacute;pin financier assur&eacute; ! Vous avez beau avoir pris toutes les pr&eacute;cautions possibles pour s&eacute;lectionner un locataire solvable, le risque d&rsquo;impay&eacute; n&rsquo;est jamais nul. Mieux vaut donc assurer ses arri&egrave;res contre ce genre de d&eacute;faillance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La meilleure parade</strong> ? Souscrire une assurance loyers impay&eacute;s.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des filets de s&eacute;curit&eacute; existent. La Garantie des Risques Locatifs (GRL) permet de se couvrir en cas de locataires &laquo; justes &raquo; c'est-&agrave;-dire dont les revenus sont l&eacute;g&egrave;rement inf&eacute;rieurs &agrave; trois fois le loyer mensuel. Elle favorise surtout l&rsquo;acc&egrave;s au logement des jeunes et de ceux qui disposent d&rsquo;un emploi pr&eacute;caire, saisonnier, etc. En r&eacute;sum&eacute;, la GRL donne au bailleur une garantie de loyers impay&eacute;s pour les personnes ne r&eacute;pondant pas aux crit&egrave;res traditionnels de solvabilit&eacute;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Atouts de la GRL</strong> ? Elle indemnise le bailleur, &agrave; tout moment au cours du bail, et pour une dur&eacute;e illimit&eacute;e les impay&eacute;s de loyers (et de charges) plafonn&eacute;s &agrave; 2 000 euros mensuels. Elle rembourse aussi jusqu&rsquo;&agrave; 7 000 euros d'impay&eacute;s.&nbsp;Elle rembourse aussi jusqu'&agrave; 7 700 euros en cas d&rsquo;une &eacute;ventuelle remise en &eacute;tat du logement (3500 euros dans le cas des meubl&eacute;s) et prend en charge les frais de justice (huissiers et avocats) jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;expulsion du locataire.</p>
<p>Pour vous prot&eacute;ger des d&eacute;fauts de paiement d&rsquo;occupants plus ais&eacute;s &ndash; ceux qui disposent de revenus trois fois sup&eacute;rieurs au loyer - mieux vaut recourir &agrave; une assurance classique. Moyennant une prime &eacute;quivalente &agrave; 2 ou 3 % du loyer, cette couverture vous indemnise en cas de d&eacute;faillance du locataire. Certains contrats pr&eacute;voient m&ecirc;me une extension de garantie en cas de d&eacute;t&eacute;rioration et d&rsquo;&eacute;ventuels frais de contentieux judiciaires. Attention : la prise en charge des impay&eacute;s de loyers n&rsquo;est pas instantan&eacute;e.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il faut souvent patienter un trimestre pour que l&rsquo;assurance se mette en route. La prise en charge couvre deux ans de sinistre maximum et le loyer assur&eacute; est g&eacute;n&eacute;ralement plafonn&eacute; &agrave; 2 500 &euro; par mois.</p>
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<p><strong>6) N&eacute;gocier avant d&rsquo;attaquer</strong></p>
<p>Un probl&egrave;me, un litige ou un d&eacute;saccord avec votre locataire ? N&rsquo;h&eacute;sitez pas &agrave; le contacter pour tirer l&rsquo;affaire au clair. Un conflit provient souvent d&rsquo;une m&eacute;connaissance des devoirs de chacun ou de l&rsquo;ignorance des textes l&eacute;gislatifs. Si la divergence persiste, tenez bon, ne rompez surtout pas le fil du dialogue. Sachez qu&rsquo;une solution &agrave; l&rsquo;amiable est toujours pr&eacute;f&eacute;rable &agrave; une action en justice.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Savez-vous qu&rsquo;il est possible de rencontrer en mairie des conciliateurs b&eacute;n&eacute;voles ou de solliciter des associations de consommateurs ou de propri&eacute;taires ? Pensez aussi &agrave; saisir les commissions de conciliation qui, depuis la Loi Solidarit&eacute; et Renouvellement Urbain (SRU) du 13 d&eacute;cembre 2000, disposent de comp&eacute;tences &eacute;largies. En plus des d&eacute;saccords concernant le loyer, elles interviennent sur certains litiges comme les &eacute;tats des lieux, les d&eacute;p&ocirc;ts de garantie et les charges locatives.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En d&eacute;but de conflit, pensez toujours &agrave; envoyer un courrier pour expliquer la teneur du d&eacute;saccord. En cas de non-r&eacute;ponse et d&rsquo;&eacute;chec de vos discussions, envoyez une seconde lettre recommand&eacute;e, dont le contenu est analogue &agrave; la premi&egrave;re, avec cette fois-ci une mise en demeure, pr&eacute;alable oblig&eacute; &agrave; l&rsquo;ouverture des hostilit&eacute;s officielles.</p>
    ]]></content>
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  <entry>
    <title>Les trucs et astuces du peintre !</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.toutsurlimmo.com/dossiers/les-trucs-et-astuces-du-peintre" />
    <id>http://www.toutsurlimmo.com/dossiers/les-trucs-et-astuces-du-peintre</id>
    <published>2009-03-01T23:33:20+00:00</published>
    <updated>2011-06-20T09:31:03+00:00</updated>
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Vous vous lancez dans la r&eacute;novation de votre logement, voici quelques astuces de peintre pour vous faciliter la t&acirc;che...</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>Vous vous lancez dans la r&eacute;novation de votre logement, voici quelques astuces de peintre pour vous faciliter la t&acirc;che...</p>
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<p><strong>&Eacute;vitez de nettoyer vos pinceaux et vos rouleaux !</strong></p>
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<p><strong>Vous comptez r&eacute;utiliser votre mat&eacute;riel de peinture dans les jours &agrave; venir ?</strong></p>
<p>Alors ne les nettoyez pas, rangez-les dans un sac plastique et mettez les au cong&eacute;lateur. Sortez les 30 minutes avant de les utiliser, ou passez-les &agrave; l&rsquo;eau froide. Cette astuce est uniquement valable pour les peintures &agrave; l&rsquo;eau. Vous pouvez &eacute;galement mettre les poils du pinceau dans un papier d&rsquo;aluminium bien serr&eacute;, ils resteront humides et souples.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Bacs &agrave; peinture</strong></p>
<p>Souvent difficiles &agrave; nettoyer, vous pouvez mettre un sac poubelle dans votre bac &agrave; peinture avant de l&rsquo;utiliser. Si vous ne souhaitez pas utiliser de bac &agrave; peinture, Dulux Valentine propose des peintures murales en bac rectangulaire dans lequel une grille et un rouleau peuvent &ecirc;tre ins&eacute;r&eacute;s.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><img alt="Pots de peinture" align="left" width="186" height="122" src="/sites/default/files/u1/photo1-peinture-en-pots.jpg" />Des taches de peinture sur les vitres ou le carrelage ?</strong></p>
<p>Frottez-les avec de l&rsquo;ac&eacute;tone. Cela fonctionne aussi pour les restes de colle et de vernis. Essuyez ensuite avec un chiffon sec puis nettoyez simplement avec un produit d&rsquo;entretien classique.</p>
<p>Pour conserver la peinture Refermez bien votre pot apr&egrave;s chaque utilisation. Si vous n&rsquo;utilisez pas vos pots de peinture pendant un certain temps, vous pouvez les entreposer &agrave; l&rsquo;envers.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>La pellicule s&egrave;che qui se forme sera au fond du pot et non sur le dessus. Concernant les pots en plastique, tous ne peuvent pas se positionner retourn&eacute;s. Vous pouvez n&eacute;anmoins mettre une tr&egrave;s fine couche d&rsquo;eau avant de les refermer soigneusement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le nettoyage des mains apr&egrave;s la peinture</strong></p>
<p>Vos mains sont tach&eacute;es de peinture glyc&eacute;ro fra&icirc;che ? Frottez-les avec de l&rsquo;huile v&eacute;g&eacute;tale (tournesol ou olive), moins ch&egrave;re et moins agressive que le white-spirit.</p>
<p>Vous serez prot&eacute;g&eacute;s pour les autres taches !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><img alt="Pinceau" align="left" width="186" height="122" src="/sites/default/files/u1/photo2-trucs-et-astuces-peintre-2.jpg" />Les poils de votre pinceau ont durci</strong></p>
<p>Versez du vinaigre ou du coca dans de l&rsquo;eau ti&egrave;de. Trempez vos pinceaux quelques secondes et le tour est jou&eacute; !</p>
<p>&nbsp;Si vous n&rsquo;utilisez pas vos pinceaux pendant quelque temps, rincez-les avec de l&rsquo;assouplissant liquide, ils resteront souples.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>Pour garder propres les rebords de votre pot de peinture Placez un &eacute;lastique autour du pot, dans le sens vertical. Vous pourrez ainsi y &eacute;goutter les pinceaux. Le rebord du pot restera toujours propre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les odeurs de peinture</strong></p>
<p>Pensez &agrave; a&eacute;rer votre pi&egrave;ce et placez &eacute;ventuellement un bol de vinaigre dans un coin de la pi&egrave;ce avant de la peindre, vous &eacute;liminerez les odeurs de peinture fra&icirc;che.</p>
<p>&nbsp;</p>
    ]]></content>
  </entry>
  <entry>
    <title>Vendre mais à quel prix ?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.toutsurlimmo.com/fiches-pratiques/vendre/vendre-mais-quel-prix" />
    <id>http://www.toutsurlimmo.com/fiches-pratiques/vendre/vendre-mais-quel-prix</id>
    <published>2009-02-23T09:27:41+00:00</published>
    <updated>2009-02-23T09:27:41+00:00</updated>
    <category term="vendre" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Qui n’est pas attaché à son chez soi ? A ses poutres, son jardin fleuri, sa rue calme… difficile de mettre de côté la valeur affective et de fixer un prix juste. Pourtant l’estimation objective est une clé déterminante dans la vente rapide de votre bien.<br />
Au fait, vendre pour quoi ?<br />
Vendre, certes, mais avec quel objectif ? Qu’est ce qui est en jeu ?<br />
Avez-vous simplement envie de changer ? Besoin d’argent ? Dans quoi pensez-vous réinvestir ?</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>Qui n’est pas attaché à son chez soi ? A ses poutres, son jardin fleuri, sa rue calme… difficile de mettre de côté la valeur affective et de fixer un prix juste. Pourtant l’estimation objective est une clé déterminante dans la vente rapide de votre bien.</p>
<p>Au fait, vendre pour quoi ?<br />
Vendre, certes, mais avec quel objectif ? Qu’est ce qui est en jeu ?<br />
Avez-vous simplement envie de changer ? Besoin d’argent ? Dans quoi pensez-vous réinvestir ?<br />
Il est important de bien définir son projet dès le départ et d’envisager les conséquences, si vous ne vendez pas dans les délais prévus par exemple ou si vous vendez pour acheter en période de hausse.</p>
<p>Restons lucides…<br />
Fixer le prix de son bien, facile ! Entre le prix de l’appartement voisin vendu il y a un mois, l’inflation et les conseils de l’entourage, vous pensez être proche du « bon<br />
prix ». Or déterminer la valeur d’un bien est un exercice difficile. Pour peu que vous ayez passé de longues soirées d’hiver à le rénover vous-même, vous aurez tendance à le surévaluer en proportion des efforts accomplis.</p>
<p>En attendant la visite de votre agent immobilier, vous pouvez commencer à y réfléchir calmement. Prenez comme point de départ le prix auquel vous l’aviez acheté (frais compris).<br />
Ajoutez-y vos investissements en travaux.<br />
Rappelez-vous les critères qui vous avaient séduits à l’époque et vous semblent aujourd’hui monnayables (surface, situation géographique, proximité des services, terrasse, vue, calme, équipements collectifs, qualité de la construction, standing, équipements généraux…)</p>
<p>Analyser, comparer<br />
L’agent immobilier CENTURY 21 dispose d’un outil précieux pour l’évaluer : l’Analyse Comparative de Marché.<br />
Il s’agit d’une méthode d’estimation rigoureuse, basée sur une connaissance précise du marché local. Sur des catégories de logements homogènes, et dans un environnement très proche, il compare toutes les références des biens vendus depuis moins de 6 mois, en vente actuellement et non vendus au bout de 6 mois.<br />
Cette base de données, constamment actualisée, permet de comparer votre bien avec des références aussi nombreuses que pertinentes.<br />
Car on ne fixe pas un prix en fonction des annonces vues dans la presse, mais en examinant le prix auquel un bien comparable s’est effectivement vendu.</p>
<p>SAVOIR ÉCOUTER<br />
Parce qu’il apporte un avis extérieur et a une très bonne connaissance du marché, votre agent immobilier CENTURY 21® est à même d’estimer votre bien avec justesse. En toute objectivité.</p>
<p>Revue de passage<br />
Pour déterminer le prix, votre agent CENTURY 21® effectue une visite approfondie de votre logement. De nombreux points sont systématiquement passés en revue et servent à l’établissement d’une fiche.<br />
Pendant la visite, un conseil : restez en retrait. Evitez de l’abreuver d’explications ou de faire vous-même l’article.<br />
Votre objectif est d’obtenir un diagnostic rigoureux : vous gagnerez à ce qu’il puisse observer et réfléchir tranquillement.</p>
<p>Surface…<br />
La surface, comme l’état sanitaire, entre en ligne de compte dans la définition du prix.<br />
En outre, plusieurs lois et règlements obligent le vendeur à réaliser des diagnostics. La garantie de surface existe depuis longtemps dans le neuf.<br />
Depuis 1997, elle couvre également l’ancien (loi Carrez) pour les logements faisant partie d’une copropriété, et figure obligatoirement dans l’avant-contrat et l’acte de vente. Une erreur supérieure à 5% de la surface dite Carrez permettrait à votre acquéreur de vous demander une indemnité dans l’année suivant la signature de l’acte authentique.</p>
<p>Plomb, amiante, termites, risques naturels et technologiques, performance<br />
énergétique, gaz et électricité Il appartient au vendeur d’informer son acquéreur de la présence éventuelle d’amiante (pour les biens, maisons ou appartements construits avant le 1er juillet 1997), de plomb (pour les logements construits avant le 1er janvier 1949), de termites (pour les immeubles situés dans une zone classée à risque par le préfet), et de risques naturels et technologiques (bien bâti ou non situé dans une zone de sismicité ou/et dans une zone couverte par un plan de prévention des risques naturels ou technologiques).<br />
Vous devez fournir le diagnostic de performance énergétique informant la quantité d’énergie effectivement consommée ou estimée pour une installation standardisée de votre logement. Dès novembre 2007, un état de l’installation Gaz devra être réalisé (dans certaines conditions), s’y ajoutera un état de l’installation électrique à partir de 2008.<br />
Tous ces éléments seront bientôt regroupés dans un dossier de diagnostic technique unique.<br />
Bien sûr vous devrez être en possession des diagnostics, applicables à votre logement et réalisés par un professionnel, dès le compromis.<br />
Pas d’affolement dans l’hypothèse d’un diagnostic positif, les solutions permettant de résoudre cette nouvelle situation existent.</p>
<p>PRÉPARER SES PAPIERS<br />
Faites réaliser les diagnostics dès la mise en vente par des experts bénéficiant d’une couverture Responsabilité Civile Professionnelle, et disposant des attestations de compétence nécessaires à l’exercice de leur fonction, délivrées par un organisme agréé.<br />
A chacun sa “ stratégie prix ”<br />
Si l’agent immobilier vous aide à estimer la valeur du bien, vous avez le dernier mot quand il s’agit de fixer le prix. Deux attitudes s’offrent à vous :<br />
Arrêter un prix plus élevé que celui que vous voulez obtenir, arguant qu’il faut laisser à l’acheteur le plaisir de négocier et que rien n’empêchera de baisser plus tard.<br />
Positionner le bien à sa valeur réelle pour attirer le plus grand nombre d’acquéreurs.<br />
L’expérience prouve que le second choix est le bon, pour de nombreuses raisons :<br />
Mieux vaut clairement refuser une proposition parce qu’on ne veut pas baisser le prix que ne recevoir aucune visite et laisser la vente s’enliser.<br />
Il ne faut pas sous-estimer la connaissance du marché par les acheteurs, bien souvent devenus experts à force de traquer la maison de leurs rêves.<br />
Un bien dont le prix baisse régulièrement au fil des semaines n’offre pas une image très attrayante… et donne à l’acheteur envie d’attendre encore.<br />
Si après avoir passé des annonces, affiché la vente du bien, reçu des visites, vous n’obtenez pas d’offres d’acquéreurs, deux possibilités : soit votre bien est atypique (seule la patience permettra alors de réaliser la vente), soit le prix est trop élevé.</p>
<p>Ca se discute… ou pas ?<br />
C’est une question de tempérament ! Libre à vous de penser qu’un prix doit par nature être discutable. Quitte à dissuader les timides qui se tourneront vers des offres correspondant vraiment à leur budget.<br />
Si par contre votre prix est juste au regard du marché, il y a de fortes chances qu’il ne soit pas discuté. Vendre dans les délais rapides est psychologiquement important.<br />
Votre agent CENTURY 21® vous le confirmera : partis de trop haut, certains propriétaires lassés finissent par accepter un prix inférieur à ce que leur bien méritait initialement. Toute proposition légèrement inférieure au prix fixé doit-elle être   rejetée ? C’est une tentation, surtout si le bien vient d’être mis en vente. Là encore, l’expérience prouve que l’on peut être amené à le regretter.</p>
<p>REVENIR SUR LES IDÉES REÇUES<br />
« On pourra toujours baisser, on ne risque rien, il faut toujours laisser une place à la discussion, on n’est pas pressé » : autant de raisonnements qui peuvent faire perdre du temps et finissent par coûter de l’argent en dissuadant les acquéreurs les plus motivés. Examinez toute proposition et demandez conseil à votre agent<br />
CENTURY 21®.</p>
    ]]></content>
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  <entry>
    <title>Trouver un acquéreur</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.toutsurlimmo.com/fiches-pratiques/vendre/trouver-un-acquereur" />
    <id>http://www.toutsurlimmo.com/fiches-pratiques/vendre/trouver-un-acquereur</id>
    <published>2009-02-23T09:26:46+00:00</published>
    <updated>2009-02-23T09:26:46+00:00</updated>
    <category term="vendre" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Vendre son logement requiert du temps, de l’organisation et un minimum de connaissances juridiques et fiscales. A vous de choisir la meilleure façon de vous lancer dans l’aventure…<br />
Entre particuliers<br />
Vous avez évalué les incidences fiscales, vous savez si votre bien est soumis ou non à la TVA, vous avez bien étudié le marché. Une fois le prix fixé, vous pouvez rédiger votre annonce et la publier dans la presse et sur Internet. Un conseil : n’hésitez pas à noter les noms et téléphones de vos visiteurs, et à les rappeler pour confirmer la visite prévue.</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>Vendre son logement requiert du temps, de l’organisation et un minimum de connaissances juridiques et fiscales. A vous de choisir la meilleure façon de vous lancer dans l’aventure…</p>
<p>Entre particuliers<br />
Vous avez évalué les incidences fiscales, vous savez si votre bien est soumis ou non à la TVA, vous avez bien étudié le marché. Une fois le prix fixé, vous pouvez rédiger votre annonce et la publier dans la presse et sur Internet. Un conseil : n’hésitez pas à noter les noms et téléphones de vos visiteurs, et à les rappeler pour confirmer la visite prévue.<br />
Avantages : vous traiterez en direct, sans commission.<br />
Inconvénients : entre la publication de l’annonce, la prise de rendez-vous, les visites et la constitution du dossier, c’est presque un travail à temps plein ! A noter qu’il vous sera difficile d’évaluer la qualité et les motivations de vos visiteurs.<br />
Sont-ils prêts ? Ont-ils envie d’acheter ? Disposent-ils des moyens financiers ?</p>
<p>Le notaire<br />
Il dispose parfois d’un service de négociation.<br />
Avantages : il connaît bien le marché local et grâce aux successions, il est souvent informé de la mise en vente de certains biens. Inconvénients : s’il se charge de la transaction, il perçoit naturellement des honoraires qui s’ajoutent aux frais de mutation.<br />
Assurez-vous que ses honoraires de négociation incluent les frais (publicité, par exemple) et de la disponibilité de votre interlocuteur.</p>
<p>BON A SAVOIR<br />
Si vous vous portez acquéreur d’un bien par l’intermédiaire d’un notaire, vous aurez à supporter des honoraires de négociation qui se montent à 5% du prix de vente<br />
(jusqu’à 45 735 euros) et 2,5% au-delà (hors TVA).</p>
<p>L’agent immobilier</p>
<p>C’est le seul véritable professionnel de l’immobilier.<br />
Pour le sélectionner, posez-lui certaine questions :<br />
Dispose-t-il d’un fichier partagé ?<br />
Les collaborateurs possèdent-ils les qualifications commerciales, juridiques et fiscales nécessaires ?<br />
L’agence s’engage-t-elle à définir et à respecter un plan d’action précis pour vendre votre bien ?<br />
L’évaluation est-elle réalisée à l’aide d’outils de références ?</p>
<p>Avantages : il vous assiste à chaque stade de la transaction. Il évalue gratuitement votre bien, constitue le dossier de vente (réunion de toutes les pièces nécessaires à la commercialisation du bien), vous met en relation avec ses partenaires (diagnostiqueur, architecte, conseiller financier…), réalise les démarches administratives, les visites, sélectionne et accompagne chaque acquéreur, organise la signature…<br />
Inconvénients : ses services sont évidemment payants, une commission devant être versée le jour de la signature de l’acte authentique (elle peut être à la charge de l’acheteur). Les mandats de vente sont parfois compliqués.<br />
Après avoir vérifié que vous avez affaire à un agent immobilier agréé<br />
(il détient une carte professionnelle délivrée par la Préfecture, une garantie financière et une responsabilité civile professionnelle), définissez le type de mandat que vous souhaitez lui confier. Les agences du réseau CENTURY 21® ont conçu le mandat Confiance. Ce mandat intègre des engagements précis pris par votre agence dans le cadre de la mise en vente de votre bien.</p>
<p>BIEN S’INFORMER</p>
<p>Choisissez votre façon de vendre en connaissance de cause.<br />
Comparez les avantages et les inconvénients, et évaluez bien le temps que vous pourrez consacrer vous-même aux démarches.</p>
<p>Qu’est-ce qu’un mandat ?<br />
C’est un contrat obligatoire permettant à l’agent immobilier de mener toutes les actions nécessaires à sa mission. Tout mandat comporte obligatoirement (Loi du 2-1-1970) :<br />
La nature du mandat (simple ou exclusif, voir ci-après)<br />
La désignation des parties<br />
La désignation du bien concerné (inclure son descriptif précis est conseillé)<br />
La durée du mandat et son mode de résiliation<br />
Les obligations et pouvoirs de l’agent immobilier<br />
Les obligations du mandant<br />
Le prix demandé pour le bien<br />
Le montant de la commission de l’agent ( souvent en pourcentage du prix et TTC), celle des parties qui en aura la charge (vendeur ou acheteur) et la date à laquelle elle sera versée (en général à la signature de l’acte de vente)<br />
Le numéro d’enregistrement du mandat<br />
Le numéro de carte professionnelle de l’agent<br />
L’organisme garantissant financièrement l’agence.</p>
<p>ETRE CURIEUX<br />
Avant de signer le mandat de vente, n’hésitez pas à poser à votre agent immobilier<br />
CENTURY 21® toutes les questions qui vous préoccupent. Votre collaboration sera d’autant plus efficace que tout sera clair !</p>
<p>Sachez que si vous avez signé un mandat de vente chez vous ou sur votre lieu de travail, vous bénéficiez d’un délai de réflexion de sept jours, vous permettant ainsi de renoncer au mandat. A effectuer par lettre recommandée avec accusé de réception.</p>
<p>Simple ou exclusif ?<br />
Le mandat simple laisse toute liberté au vendeur pour proposer l’affaire à d’autres intermédiaires ou vendre le bien par lui-même (sachant que l’authentification de l’acte de vente requiert forcément l’intervention du notaire). S’il signe un mandat exclusif, le vendeur accepte d’adresser tout acheteur à l’agence et s’engage à ne pas confier la vente à d’autres intermédiaires ni à négocier en direct.<br />
En échange, l’agent immobilier prend des engagements supplémentaires pour mener à bien la transaction dans les meilleurs délais.</p>
<p>COMPARER SANS HÉSITER<br />
Les services et les contrats varient d’une agence immobilière à l’autre.<br />
Etudiez-les avec soin et choisissez en connaissance de cause.</p>
<p>Les engagements CENTURY 21®<br />
Une évaluation objective. Le Réseau CENTURY 21® a mis au point une méthode d’estimation rigoureuse (cf. p 19). Estimé au meilleur prix, votre bien trouve un acquéreur dans des délais plus courts,<br />
Une qualité de service contrôlée. Chaque année Century 21 France mandate un organisme indépendant afin qu’il procède à une mesure de la qualité de service,<br />
Des outils de communication efficaces : panneaux extérieurs sur votre bien, mise en ligne sur le site Internet century21.fr, affichage en vitrine, petites annonces dans la presse spécialisée,<br />
Des comptes-rendus écrits des actions publicitaires engagées,<br />
Des récapitulatifs détaillés des visites effectuées,<br />
Une analyse rigoureuse des acheteurs potentiels afin de limiter le dérangement dû aux visites intempestives,<br />
La mise à disposition d’un compte Internet afin que vous puissiez suivre 24h/24 la mise en vente de votre bien, dans les agences CENTURY 21® équipées de la solution Century Net.</p>
<p>NOIR SUR BLANC<br />
Le réseau CENTURY 21® a créé la Garantie d’Action.<br />
Associée au Mandat Confiance, elle précise point par point les actions que votre conseiller immobilier s’engage à réaliser pour trouver un acquéreur dans les délais les plus courts.</p>
    ]]></content>
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